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Brazzaville: le sentiment d’abandon des habitants d’Itsali face aux érosions

Des pans d'une maison détruite par une érosion au quartier Itsali à Brazzaville
Des pans d'une maison détruite par une érosion au quartier Itsali à Brazzaville RFI/ Loïcia Martial

Maisons emportées, populations forcées de quitter les lieux, réseaux d’eau et d’électricité très perturbés: le quartier Itsali dans le septième arrondissement à l’ouest de Brazzaville est devenu invivable. Les érosions causées par les pluies diluviennes menacent de rayer de la carte ce quartier populaire de Brazzaville.

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Reportage au quartier Itsali de notre correspondant, Loïcia Martial

L’unique avenue qui relie le quartier Itsali à la cité des 17 est défigurée et à peine praticable. De part et d’autre de cette voie deux grandes érosions n’arrêtent de progresser. Au bout de l’une d’elles, un pylône d’une ligne électrique haute tension, qui a perdu son soubassement, menace de s’écrouler sur une école privée et sur des habitations qui résistent encore.

Les habitants du quartier vivent dans la peur. Ils perdent tous les jours espoir, se sentent abandonnés, et appellent les pouvoirs publics à l’aide. « A la nuit tombée, on ne peut pas dormir parce qu’on ne sait pas où ce pilonne peut tomber. Quand les érosions avaient commencé, j’avais pensé que l’État allait intervenir pour les calmer. Mais, nous avons patienté pendant longtemps. Hélas, toutes les maisons qui étaient vers le bas ont été emportées », a témoigné une dame à la retraite habitante d’Itsali.

« Nous deviendrons tous des SDF… »

La plus grande menace pèse sur l’unique école primaire publique du quartier. L’érosion avance vers un des principaux bâtiments où enseignants et élèves ont érigé des digues visiblement fragiles.

« Quand les enfants passent dans la journée (pour aller à cette école) sous la pluie, la terre ne fait que tomber », a relaté une autre habitante du quartier.

Les érosions d’Itsali n’arrêtent d’emporter des maisons. Les sinistrés se comptent par centaines.« La vie est devenue terrible par ici. Nous n’arrivons plus. Quand toutes ces maisons finiront par s’écrouler nous deviendrons tous des SDF (sans domicile fixe) », ont dit le cœur serré d’autres habitants.

L’aide des autorités est attendue dans la zone avec beaucoup d’impatience.

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