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Centrafrique: les autorités déclarent une épidémie nationale de rougeole

Le ministre de la Santé Pierre Somse pique le premier bébé pour lancer la campagne de vaccination à Alindao (Centrafrique), le 30 janvier 2019.
Le ministre de la Santé Pierre Somse pique le premier bébé pour lancer la campagne de vaccination à Alindao (Centrafrique), le 30 janvier 2019. Charlotte Cosset/RFI

En Centrafrique, le ministre de la Santé déclare une épidémie nationale de rougeole. Bangui et de nombreux districts sont touchés. Plus de 3 600 cas ont été enregistrés et ont fait 53 morts, entre février 2019 et janvier 2020. Une augmentation de 1 400 % comparé à 2018.

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Le constat est « alarmant », indique le ministre de la Santé, dans ce pays aux structures sanitaires limitées et où la mortalité infantile est la deuxième plus forte au monde.

Les enfants âgés de 6 mois à 10 ans sont actuellement les plus touchés par l’épidémie. Une partie des moins de 5 ans n’a pas été vaccinée et est sortie des « radars », explique le ministre Pierre Somse. Notamment en raison de l'insécurité de certaines régions, nous explique t-il.

« ... Il y a des enfants non vaccinés qui ont été accumulés, en dehors de la tranche d’âge, particulièrement dans les zones d’accès difficile. Il y a des zones qui ont été en proie à l’insécurité, ce qui n’a pas permis que les campagnes vaccinales ou les activités de routine de vaccination puissent être portées dans ces zones-là », a spécifié le ministre de la Santé.

Environ 50 % des Centrafricains sont vaccinés contre la rougeole. La couverture devrait être au moins de 95 % pour permettre de protéger l’ensemble de la population.

Cette épidémie est aussi favorisée par d’autres facteurs, détaille le ministre. « L’épidémie de rougeole survient sur un terrain fragilisé qui est dû non seulement à l’absence d’immunité, du fait de ne pas avoir été vacciné, mais aussi à une sorte d’immunité faible, du fait de la malnutrition, véritable fléau aussi du fait de la crise. La malnutrition chronique est très élevée. La malnutrition aigüe dans les zones d’insécurité est également problématique et tout cela constitue le lit des cas compliqués de rougeole », rappelle Pierre Somse.

La priorité aujourd’hui pour les autorités est de soigner les cas déclarés, de rattraper les manques de vaccination et de lutter contre les préjugés défavorables à la vaccination des enfants.

Renforcer la vaccination de routine – pas seulement contre la rougeole – est un objectif des autorités qui souhaitent instaurer une couverture vaccinale universelle. D’ici juin, elles espèrent atteindre un taux de couverture de 80 %.

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