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Mali: après l'attaque de Sokolo, réunion d'un conseil de défense

Des gendarmes maliens ont été tués à Sokolo, près de la frontière mauritanienne par des assaillants venus à moto, dimanche 26 janvier 2020 (illustration)
Des gendarmes maliens ont été tués à Sokolo, près de la frontière mauritanienne par des assaillants venus à moto, dimanche 26 janvier 2020 (illustration) ISSOUF SANOGO AFP

Arrivés à moto, de présumés jihadistes ont attaqué hier, dimanche 26 janvier, le camp militaire de la localité de Sokolo, à environ 400 km au nord de Bamako. Au moins 20 gendarmes ont été tués. Le camp de Sokolo est à nouveau sous le contrôle des Forces armées maliennes.

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L’armée malienne a organisé l’inhumation des corps des gendarmes tués sur les lieux même de l’attaque. Les blessés eux ont été évacués vers des centres de santé appropriés, parfois avec l’aide des populations civiles. Des corps, probablement d’assaillants ou de suspects, ont été découverts. Des enquêtes sont en cours pour leur identification.

Après le deuil vient le temps des questions. Comment des hommes armés circulant à moto ont-ils surpris les forces de sécurité et de défense ? Le dispositif de sécurité a-t-il été vraiment respecté dans le camp ? Le renfort militaire est-il arrivé à temps ? On sait que l'attaque a duré près de deux heures et que les assaillants sont repartis avec du matériel militaire.

Conseil de défense à Bamako

Ce dimanche, un conseil de défense présidé par le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta s’est réuni à Bamako et ces questions ont été probablement à l'ordre du jour. Le lieu de l’attaque est important. La localité de Sokolo est le dernier verrou avant la frontière mauritanienne à quelque 80 kilomètres.

Entre ce pays et le Mali, la forêt du Wagadou, autre refuge des groupes jihadistes. Et au moment où la France et les pays membres du G5 Sahel renforcent la lutte contre le terrorisme dans la zone dite des trois frontières Mali, Burkina Faso, Niger, les assaillants, en menant cette attaque loin de cette zone, ont-ils voulu dire : nous pouvons attaquer ailleurs ?

À écouter aussi : Marc-Antoine Pérouse de Montclos est notre invité Afrique

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