Accéder au contenu principal

Rwanda: HRW demande encore la fermeture du centre de détention de Gikondo

Dans le centre de Gikondo, à Kigali, ce jeudi 24 septembre.
Dans le centre de Gikondo, à Kigali, ce jeudi 24 septembre. AFP PHOTO / STEPHANIE AGLIETTI

Un rapport de Human Rights Watch demande la fermeture du centre de Gikondo, à Kigali, la capitale du Rwanda, et la libération de tous ses détenus. Se basant sur les témoignages d'anciens prisonniers, l'organisation de défense des droits de l'Homme détaille les conditions de détention très pénibles qui prévalent dans cet établissement dit « de transit », lequel est censé servir de lieu de détention provisoire pour les petits déliquants, mais où sont, par exemple, enfermés et battus des enfants des rues.

Publicité

En 2017, le Rwanda faisait adopter une loi visant, selon le vocabulaire officiel, à « éradiquer la délinquance ». Pour ce faire, les autorités prévoyait d'enfermer provisoirement les personnes accusées de « comportements déviants » parmi lesquelles les enfants des rues, mais aussi, avec eux, les sans abri, les vendeurs ambulants, les mendiants et les prostitués. Puis de les transférer dans des centres dits de « réhabilitation ».

Mais le rapport de Human Rights Watch raconte une autre histoire. Il parle d'enfants raflés dans la rue avec brutalité, de sévices et de maladies, du peu de nourriture et des conditions d'hygiène épouvantables, des nuits entières sur des matelas infestés de poux. Il parle aussi des conditions « bien pires » dans lesquelles sont détenus les adultes à Gikondo, des vexations pour rien, pour n'avoir pas pu respecter l'heure fixée pour aller aux toilettes par exemple, de l'arbitraire qui règne dans ce qui ressemble davantage à une prison qu'un centre de transit...

Human Rights Watch est donc catégorique : il faut fermer Gikondo et libérer tout le monde. Ce centre viole de nombreuses lois et conventions internationales, poursuit l'organisation. Il est urgent, conclut-elle, de repenser l'arsenal répressif rwandais contre la petite déliquance et les mécanismes de réinsertion des plus indigents.

En 2015, l'ONG avait déjà réclamé la fermeture du centre de Gikondo, pour les mêmes raisons. Des accusations alors démenties par les autorités rwandaises mais, tout en réfutant tout lien avec le rapport de HRW, la mairie de Kigali avait cependant publié des instructions réglementant un peu plus le centre de détention.

À lire aussi : Rwanda: les autorités réglementent le centre de détention de Gikondo

Des hommes dans le centre de transit de Gikondo à Kigali, le 24 septembre 2015.
Des hommes dans le centre de transit de Gikondo à Kigali, le 24 septembre 2015. AFP PHOTO / STEPHANIE AGLIETTI

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.