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RDC: polémique après un important transfert de détenus dans le Grand Equateur

Des policiers congolais dans les rues de Lubumbashi. (Image d'illustration).
Des policiers congolais dans les rues de Lubumbashi. (Image d'illustration). PHIL MOORE / AFP

A Lubumbashi, les autorités provinciales viennent de transférer près de 200 détenus à la prison militaire d’Angenga, dans le Grand Equateur, dans le nord de la RDC. Selon le gouvernement provincial, ils ont été condamnés pour viol, meurtres et mouvement insurrectionnel. Mais, parmi ces prisonniers figurent certains dont le dossier est encore en instruction devant les tribunaux de Lubumbashi. Ce qui viole la procédure, affirment certaines sources proches du palais de justice.

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Avec notre correspondante à Lumumbashi, Denise Maheho

La dernière vague de détenus a quitté Lubumbashi ce lundi à bord d’un avion militaire. Selon le directeur de la prison centrale de Kasapa, au total 199 prisonniers sont transférés à la prison d’Angenga, dans le nord du pays. Sur son compte twitter, le gouverneur Jacques Kyabula affirme : « C’est un geste dissuasif pour les repris de justice et les bandits de grand chemin ».

« Il doit y avoir un procès »

Pour lui, cette opération vise à lutter contre la montée de l’insécurité dans la ville de Lubumbashi et ses environs. Mais, parmi ces prisonniers, certains ont encore leur dossier pendant devant les tribunaux. C’est le cas des 14 adeptes du Pasteur Mukumbila, arrêtés en décembre 2013 pour mouvement insurrectionnel et meurtre. Maitre Guy Mbuya, leur avocat, dénonce un acte d’enlèvement. « On prend des gens qui n’ont rien à faire avec le banditisme, on les envoie à l’Equateur. Entretemps, les vrais bandits restent ici. On n’a pas suivi le dossier au cas par cas pour se dire, ces gens ne sont pas impliqués dans ce qui se passe; Et d’ailleurs, on vous présente des bandits, il doit y avoir un procès »

Pour rappel, en 2015, Human Rights Watch avait dénoncé les mauvaises conditions de détention des prisonniers à Angenga, dont 300 ex rebelles FRDL gardés pendant plus d’une année sans procès avec, parmi eux, des enfants.

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