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Côte d’Ivoire: une carte interactive suit la déforestation de la filière cacao

La Côte d’Ivoire a perdu 90% de ses forêts depuis l’indépendance en grande partie en raison des cultures de rente.
La Côte d’Ivoire a perdu 90% de ses forêts depuis l’indépendance en grande partie en raison des cultures de rente. RFI/Maureen Grisot

C’est un pas de géant dans la lutte contre la déforestation et pour la transparence et la traçabilité de la filière cacao. L’ONG environnementale américaine Mighty Earth vient de mettre en ligne une carte très précise permettant de suivre le recul de la forêt, et en particulier des forêts classées, et l’avancée du cacao.

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C’est une carte en ligne, interactive, régulièrement mise à jour et gratuite qui permet de constater le recul de la forêt et l’évolution des plantations de cacao, mais aussi d’huile de palme ou d’hévéa.

Elle recense les 5 000 coopératives de cacao opérant en Côte d’Ivoire en se basant sur des données fournies par les autorités, ainsi que par les agences de certification comme Rainforest, Utz ou Fairtrade.

Mais surtout, et c’est une première, certaines grandes sociétés de l’industrie du chocolat, comme Nestlé, Hershey, Cémoi ou Puratos ont accepté de fournir des données sur leurs chaînes d’approvisionnement. Les géants Mars et Lindt commencent également.

« Ce n’est même pas un pas en avant, c’est un bond, souligne Etelle Higonnet, directrice de campagne à Mighty Earth. Je crois que temps changent, les gens comprennent, il y a vraiment un sentiment différent maintenant. Une sorte de vague qui passe à travers l’industrie et le gouvernement. Que les temps de l’opacité sont révolus et que nous allons maintenant vers la transparence et la traçabilité. »

Cette carte est en libre accès. Elle est destinée aux acteurs de terrain comme les agents des eaux et forêts, par exemple pour débusquer des points d’achats illégaux. Avec cet outil Mighty Earth a un peu forcé la main des acteurs de la filière.

« On ne voulait pas faire cette carte. On voulait que le gouvernement et l’industrie ensemble la fassent. La seule et bonne raison que nous l’avons faite, c’est que le gouvernement et l’industrie nous ont promis depuis novembre 2017 qu’ils allaient faire ce système de monitoring et jusqu’à présent on n’a rien vu » ajoute Etelle Higonnet.

Certains géants du secteur refusent pour le moment de jouer le jeu, selon Mighty Earth. Mais l’ONG ne désespère pas de les convaincre de fournir leurs données prochainement.

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