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Rwanda: Kigali répond à HRW sur la situation du centre pour enfants de Gikondo

Des Rwandais attendent devant le centre de détention de Gikondo pour voir leurs proches, le 16 mai 2006.
Des Rwandais attendent devant le centre de détention de Gikondo pour voir leurs proches, le 16 mai 2006. AFP PHOTO/JOSE CENDON

Réponse du Rwanda après le rapport de Human Rights Watch, publié lundi, sur le centre de transit de Gikondo. Selon l’organisation de défense des droits de l’homme, les enfants des rues de Kigali y sont détenus arbitrairement et y subissent de mauvais traitements. La question était au programme d’une session du comité des Nations unies sur les droits de l’enfant. La ministre du Genre et de la Promotion de la famille y a livré une version des faits radicalement différente.

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Avec notre correspondante à Kigali, Laure Broulard

Selon Human Rights Watch, les enfants des rues pris en charge dans le centre de Gikondo à Kigali sont sous-alimentés, battus et enfermés dans des salles surpeuplées. Qu’ils sont détenus sur des périodes allant de quelques jours à plusieurs mois.

Réintégration des enfants

Solina Nyirahabimana, la ministre rwandaise du Genre et de la promotion de la famille, explique quant à elle que le centre est entièrement dédié à la réintégration des enfants : « Nous ne pouvons laisser ces enfants dans la rue. Nous les amenons dans les 28 centres de transit du pays. Puis, il y a une évaluation, pour voir si ces enfants peuvent rentrer dans leurs familles. Ils ne restent pas plus de 72 heures dans le centre. »

Le tout est clairement réglementé par la loi, assure-t-elle. Les enfants qui ne peuvent retourner dans leur famille sont ensuite envoyés en centre de réhabilitation où ils peuvent suivre des formations.

« Appels à la fermeture du centre »

Elle répond également directement à Human Rights Watch qui, dans un communiqué publié le 27 janvier, demande au Comité des Nations unies pour les droits de l’enfant d’appeler à la fermeture immédiate du centre de transit de Gikondo : « Il y a des appels à la fermeture du centre. Mais nous n’allons pas le fermer, pas tant qu’il y aura encore des enfants dans la rue. »

Human Rights Watch a publié un premier rapport sur le centre de Gikondo en 2006. La même année, le centre a été brièvement fermé, avant de rouvrir en 2007.

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