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L’UA établit une feuille de route pour sortir de la crise libyenne

Un membre de l'Armée nationale libyenne commandée par Khalifa Haftar pointe son arme sur l'image du président turc Tayyip Erdogan pendue à un véhicule blindé militaire turc à Tripoli, le 28 janvier 2020.
Un membre de l'Armée nationale libyenne commandée par Khalifa Haftar pointe son arme sur l'image du président turc Tayyip Erdogan pendue à un véhicule blindé militaire turc à Tripoli, le 28 janvier 2020. REUTERS/Esam Omran Al-Fetori

La réunion du haut comité de l'UA sur la Libye s’est achevée jeudi en fin d’après-midi à Brazzaville. Si Fayez el-Farraj, qui dirige le Gouvernement d'union nationale de Tripoli, était bien présent à Brazzaville, son rival, le maréchal Haftar était représenté par des délégués. À l'issue de cette réunion, une feuille de route a été établie en vue de la tenue d'un « forum de réconciliation nationale ».

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Dans son communiqué final, le Comité de l'Union africaine sur la Libye constate « une dégradation de la situation qui nourrit les réseaux terroristes et déstabilise la sous-région ».

Les États membres ont notamment rappelé leur attachement aux conclusions du sommet qui s'est tenu à Berlin, il y a dix jours. Il est essentiel que l'embargo sur les armes soit strictement respecté.

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Le comité condamne toutes ingérences dans le conflit et appelle à « un cessez-le-feu complet et effectif », qui doit faire l'objet « d'un mécanisme de surveillance (...) dans lequel l'UA aura un rôle à jouer ».

La situation humanitaire est également source de  préoccupation : les pays africains voisins de la Libye ont notamment « consenti à des efforts pour venir en aide aux populations libyennes ».

Quant aux migrants africains détenus en Libye et utilisés comme des combattants et des boucliers humains, ils doivent être protégés. L'UA s'engage notamment à « faciliter leur rapatriement dans leur pays d'origine ». Les migrants seraient 650 000 selon le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés.

Tous ces efforts doivent favoriser à terme un dialogue inclusif et permettre d'esquisser une solution libyenne à la crise.

Une commission va être mise en place au sein de l'UA afin de préparer un « forum de réconciliation nationale » auquel seront conviés non seulement les deux principaux belligérants du conflit, mais aussi des représentants de la société civile libyenne. L'Algérie s'est proposée pour accueillir ce forum.

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