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À Antananarivo, la construction illicite de cases en bois favorise les incendies

A Antananarivo, les constructions illicites de case en bois sont régulièrement victimes de graves incendies qui se propagent très vite aux autres habitations. Ici, dans le quartier d'Anjanahary II N, un quartier populaire de la capitale.
A Antananarivo, les constructions illicites de case en bois sont régulièrement victimes de graves incendies qui se propagent très vite aux autres habitations. Ici, dans le quartier d'Anjanahary II N, un quartier populaire de la capitale. Laetitia Bezain/RFI

Samedi 1er février, une vingtaine de maisons ont été ravagées par les flammes dans un quartier populaire de la capitale. Un drame qui a causé la mort d’un habitant. Ce genre d’incendie arrive régulièrement. En cause : la construction de petites cases en bois proches les unes des autres qui prennent rapidement feu. Des constructions illégales qui sont légion à Antananarivo

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Dans le quartier d’Anjanahary II N, c’est un amoncèlement de cendres et de débris calcinés qu’observent les habitants encore choqués. Plusieurs sont rassemblés autour du chef de ce secteur Harisoa Razafindrabe.

« Des enfants jouaient avec un briquet dans l’une des cases en bois d’après ce qu’on m’a dit. Le feu s’est propagé rapidement. Un fil électrique est tombé dans l’eau à cause de l’incendie et un habitant est mort électrocuté. On a déjà averti les gens qu’il ne faut pas construire de maisons en bois mais ils le font quand même. »

La police, elle, n’a pas encore réussi à établir la cause de l’incendie et les versions diffèrent d’un habitant à un autre. « Tout a brulé, raconte Rijatiana, un vendeur de charbon qui a tout perdu. On n’a plus rien hormis les vêtements que nous portons. Je sais bien que c’est illégal d’habiter dans des maisons en bois mais nous sommes des locataires. Nous n’avons pas les moyens de faire autrement. »

Plusieurs constructions en briques ont aussi été détruites par l’incendie. Francis, l’un des habitants qui a vu une partie de sa maison grignotée par les flammes, dénonce le laxisme des autorités.

« Les chefs de quartier laissent faire alors que c’est interdit. Nous avons dépensé beaucoup pour construire nos maisons en dur, aux normes, mais nous sommes touchés par les incendies à cause de ces cases. Il faut arrêter de construire des habitations en bois dans la capitale. Tous les trois mois, on entend parler de ce genre de drame et personne n’en tire des leçons. »

Tous les ans, des centaines de cases en bois collées les unes aux autres sont réduites en poussières la plupart du temps à cause de courts-circuits ou de feux de cuisson mal éteints.

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