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Centrafrique: les femmes veulent s'imposer dans la vie publique et politique

des habitantes du PK5 à bangui, centrafrique, avril 2018.
des habitantes du PK5 à bangui, centrafrique, avril 2018. FLORENT VERGNES / AFP

Les femmes veulent être plus nombreuses dans la vie publique centrafricaine afin de contribuer notamment au retour de la paix. C’est le message lancé par 6 organisations de jeunes femmes regroupées au sein d’un collectif I Londo Awè ! (« Nous sommes debout ! »).

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Alors que le pays vit une phase importante de réconciliation et de mise en place d’organes comme la Commission Vérité Justice Réparation et Réconciliation (CVJRR) et qu’il entre dans une phase électorale importante, les femmes veulent prendre leur part. Le projet de loi pour la CVJRR propose un quota de 35% de femmes. C’est trop peu pour le collectif qui souhaite une parité de 50/50.

« Nous nous sommes rendu compte que la majorité des victimes des récents évènements qu’a subi note pays ne sont que des femmes et des enfants, explique Diane Adoum, l’une des membres actives de I Londo Awè. Et si nous prenons l’exemple d’une femme qui a été violée sévèrement pour aller témoigner devant un homme… Et qui doit témoigner devant un homme. Est-ce qu’on peut essayer de mesurer l’impact ? Raison pour laquelle nous nous sommes dit que ce serait très important qu’il y ait parité dans cette commission pour que les femmes travaillent auprès des femmes pour que la paix soit effective. »

Une démarche qui va au-delà de la CVJRR. Aujourd’hui 5 ministres sur 39 sont des femmes. Elles sont moins de 10% élues à l’Assemblée nationale. Au niveau local, deux préfètes sur 16 sont des femmes et seulement 20 maires sur 1 793. Rosalie Kobo, porte-parole du collectif veut briser le traditionnel argument du manque de candidatures féminines.

« Il y a des femmes, il y en a vraiment du côté de la société civile, du côté des partis politiques, du côté des confessions religieuses, dans les institutions… Mais maintenant la question c’est l’engagement de ces femmes-là, que ces femmes soient déterminées, que ces femmes soient engagées. Sinon vous voyez les hommes vont commencer à dire il n’y a pas assez de femmes qui ont déposé leur dossier, on va faire seulement avec celles qui sont là… »

Un gros travail de plaidoyer attend ce collectif de femmes. Et l’exemple qu’elles aiment mettre en avant est celui de la présidente de la Transition Catherine Samba-Panza.

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