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Érythrée: les dessous de la limitation des visas américains

Le département d'Etat américain a des exigences particulières envers l'Erythrée.
Le département d'Etat américain a des exigences particulières envers l'Erythrée. MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L'administration américaine a annoncé, le week-end dernier, une restriction de visas pour les ressortissants de six pays. Parmi les pays africains concernés figurent le Nigeria, la Tanzanie, le Soudan et l'Érythrée.

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Officiellement, Washington dit vouloir limiter l'immigration « en provenance de pays musulmans » et exige la mise en place de passeports sécurisés. Mais s'agissant de l'Érythrée, l'administration américaine a aussi des exigences particulières envers ce petit pays de la Corne de l'Afrique, déjà concerné par certaines restrictions.

Les Érythréens visés ne sont pas les centaines de milliers de réfugiés ayant fui le pays ces dernières années. Ce sont les demandeurs de visas « immigrants » qui sont touchés par la restriction annoncée par la Maison Blanche. Ces visas sont très spécifiques. Ils ne sont délivrés, d'après le département d'État, qu'à environ 1 000 Érythréens, par an. Les catégories concernées sont le regroupement familial, l'immigration demandée par un employeur, les services rendus à la nation ou encore la fameuse « loterie » des permis de résidence, autant dire une petite population.

Alors pourquoi cette mesure ? Officiellement, les Américains exigent la mise à niveau de la sécurité des passeports érythréens, une opération exigée depuis le 11 septembre 2001, mais qui coûte très cher et que l'Érythrée n'a jamais mise en œuvre.

Facteurs aggravants, selon le journaliste Saleh Younis - un bon connaisseur du régime d'Asmara - des ambassades érythréennes ont pris l'habitude de vendre discrètement des passeports ces dernières années, ce qui aggrave leur manque de valeur. Par ailleurs, Washington exige la réadmission, en Érythrée, des Érythréens refoulés des États-Unis. C'est d'ailleurs cela qui avait motivé, début janvier, une première restriction des visas, notamment pour les étudiants et leur famille.

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