Accéder au contenu principal
Entretien

Présidentielle au Togo: entretien avec Georges-William Assiongbon Kouessan

RFI

Georges-William Assiongbon Kouessan est pharmacien. Président du parti Santé du peuple, il tente la bataille à la présidentielle pour la première fois. Il pense qu'il faut une transition de trois ans pour remettre le Togo sur la voie démocratique.

Publicité

RFI : Georges-William Assiongbon Kouessan, vous participez, pour la première fois, à la présidentielle au Togo. Quels sont vos atouts ?

Georges-William Assiongbon Kouessan : Notre principal atout, c’est le programme que nous avons. Vous savez que nous avons fait une proposition, qui consistait à faire une transition. D’abord, choisir une personnalité de la société civile pour en faire un candidat unique et après entamer une transition de trois ans.

Nous avons constaté qu’il n’y avait pas d’adhésion à cette vision. Nous, nous en avons fait notre programme pour la présidentielle de 2020. Donc aujourd’hui, nous sommes le seul candidat à parler d’une transition de trois ans. C’est cela qui fait, aujourd’hui, notre particularité.

Pourquoi une transition ? Parce que nous estimons que l’on ne peut pas sortir de cinquante-trois années de monolithisme politique et entrer immédiatement dans une vie politique normale. Pour nous, c’est un leurre.

Croyez-vous que le scrutin auquel vous prenez part est crédible ?

Nous savons, de façon générale, les conditions dans lesquelles les élections sont organisées dans notre pays. Mais si nous y participons, c’est parce que nous avons à cœur de pouvoir gagner ces élections. Malgré tous les contours difficiles de ces élections, nous pouvons les gagner et diriger ce pays dans les jours à venir.

Vous croyez vraiment que l’alternance est possible ?

On ne participerait jamais à une élection, si l’on croyait - mordicus -, que l’alternance ne sera pas au rendez-vous. C’est vrai que nous avons dit, à un moment donné, que pour faire face efficacement à ce régime, il fallait un candidat unique de l’opposition. Mais à partir du moment où l'on n’a pas pu l’obtenir, il n’est pas question aujourd’hui de se dire que, puisque cela n’est pas obtenu, on ne peut rien faire. Si nous y participons, c’est parce que nous avons à cœur de pouvoir gagner ces élections. Donc, nous pensons qu’au soir du 22 février 2020, l’alternance sera au rendez-vous dans notre pays.

Au soir du 22 février, si vous êtes élu, quel doit être le principal point auquel vous vous attacherez pour redémarrer le pays ?

Quand nous serons élus, il faudra refaire les grandes réformes politiques, les réformes constitutionnelles, institutionnelles… Il faudra revoir la Cour constitutionnelle. De même, il faudra constitutionnaliser la Commission électorale nationale indépendante…

Il y a donc à revoir ces institutions. Concomitamment à cela – vous savez que nous avons un tissu social qui est en lambeaux –, il faut faire en sorte que l’on puisse entamer un processus, un véritable processus, vers une véritable réconciliation nationale.

Il faut donc trouver les moyens, de donner à ce peuple les meilleures conditions de vie. Ce sont ce que nous appelons les grandes urgences politiques, sans toutefois perdre de vue qu’il faut quand même poser les bases pour la continuité de l’État.

Nous sommes le seul candidat à parler d’une transition de trois ans. C’est cela qui fait, aujourd’hui, notre particularité.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.