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REPORTAGE

Burkina Faso: à Kaya, les écoles s'adaptent à la crise des déplacés

Une rue de Kaya, au Burkina Faso (image d'illustration).
Une rue de Kaya, au Burkina Faso (image d'illustration). RFI/Pierre Pinto

Le Burkina Faso compte près de 615 000 déplacés, dont le nombre ne cesse de croître en raison des attaques jihadistes que les armées de la région ne parviennent pas à enrayer. À Kaya, dans le nord, des dizaines de milliers d'entre eux sont disséminés dans toute la ville avec, parmi eux, des enfants qui doivent être scolarisés. Face à l’afflux de nouveaux élèves, des écoles de cette ville moyenne qui comptait 70 000 habitants avant la crise ont dû s’organiser.

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Avec notre envoyé spécial à Kaya, Pierre Pinto

Avec l’appui d’organisations comme l’Unicef ou l’ONG Plan international, des salles de classe supplémentaires ont été construites en urgence dans de nombreuses écoles de Kaya, au nord du Burkina Faso, pour faire face à l’afflux continu d’enfants déplacés, qui viennent grossir les rangs de classes comptant souvent près de 100 élèves.

« On a commencé ce partenariat avec Plan international pour augmenter la capacité d’accueil dans ces écoles-hôtes parce que les enfants déplacés ont droit à l’éducation, explique Gilbert Muyisa, spécialiste Éducation en situation d’urgence à l’Unicef. Ils doivent aller à l’école. Et on n’a pas besoin de créer de nouvelles écoles en fait. Ces enfants doivent rejoindre les écoles résidentes où nous, on doit augmenter la capacité d’accueil ».

L'école, une cible des jihadistes

Dans une école, la capacité d’accueil devrait avoir doublé dans quelques jours. « Ces classes supplémentaires sont venues résorber le flux des effectifs, explique son directeur. Ces salles de classe ont été réalisées en un temps record, un mois maximum, pour pouvoir pallier rapidement à la situation ».

Au Burkina, l’école est clairement une cible des jihadistes. Mais ce fonctionnaire de l’éducation relativise. « L’état d’esprit n’est pas totalement différent de celui des autres enseignants des autres localités, estime-t-il. Il y a une certaine résilience qu’ils ont pu développer. Puis le travail se passe assez normalement ». La peur reste présente malgré cette résilience. Ici, chacun se souvient de l’assassinat par les jihadistes en avril 2019 de cinq enseignants dans une cour d’école de la région du Centre-Est.

► Burkina Faso: à Kaya, les difficiles conditions de vie des déplacés internes

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