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Cameroun: municipales et législatives ne suscitent pas l'engouement

Vue de Yaoundé, capitale du Cameroun (photo d'illustration).
Vue de Yaoundé, capitale du Cameroun (photo d'illustration). Tim E. White/Getty Images

Le 9 février, les Camerounais sont appelés aux urnes pour les élections législatives et municipales. Si la campagne pour ce double rendez-vous électoral est ouverte depuis plus d'une semaine, elle est loin d'emballer les potentiels électeurs, dans un contexte marqué par ailleurs par l'appel au boycott de certains partis d'opposition.

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Avec notre correspondant à Yaoundé, Polycarpe Essomba

À quatre jours à peine d'un double scrutin au Cameroun, beaucoup comme Janvier ne savent toujours pas s’ils iront voter ou pas. La faute à une campagne qu’ils estiment globalement timide. « Je n’ai aucune proposition, déplore-t-il. J'ai su dans les médias que les différents partis devaient faire du porte-à-porte pour proposer un ensemble de choses. Jusqu’à présent, je n’ai reçu personne. Actuellement, je me pose encore des questions. Je veux bien voter mais je ne sais pas encore pour qui ».

Pauvreté des offres

Outre cette pauvreté des offres des candidats, Wilfried impute cette morosité au retrait de la compétition du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). « Depuis l’abstention du MRC, le jeu est biaisé à mon avis, estime-t-il. Et la campagne n'est pas vivante. Je n’ai reçu aucun programme de candidat. Il n’y a pas de motivation des populations. Quoi donc aller voter ? »

Face à la menace d’une forte abstention, le député sortant Jean Simon Ongola Omgba, qui n'est pourtant pas candidat à sa propre succession, essaye tant bien que mal de mobiliser les électeurs à l’impératif de la participation au jeu électoral.

Le boycott, « un processus d’automarginalisation »

« Je pense personnellement, et cela n’engage que moi, que le boycott est un processus d’automarginalisation, affirme-t-il. Chaque fois qu’on a raté l’occasion d’aller à une élection, on a perdu une occasion de donner de sa voix. Le conflit des dirigeants du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, qui nous affecte tous, devrait trouver une solution de manière durable. Et cette solution ne peut se trouver que dans le cadre des institutions qui existent ».

Parrain d’une association qui se veut citoyenne, il mène avec quelques jeunes une campagne de sensibilisation dans les rues de la capitale Yaoundé pour dire non au boycott des élections du 9 février.

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