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Pourquoi l’ambassadeur tunisien à l’ONU a-t-il été rappelé et démis de ses fonctions?

Salle du Conseil de sécurité de l'ONU à New York le 26 novembre (image d'illustration).
Salle du Conseil de sécurité de l'ONU à New York le 26 novembre (image d'illustration). REUTERS/Carlo Allegri

L’ambassadeur tunisien à l’ONU a été rappelé et démis de ses fonctions. Des sources diplomatiques font le lien entre ce limogeage et le projet palestinien de résolution condamnant le plan de paix américain pour le Proche-Orient. À Tunis, le ministère des Affaires étrangères dément des pressions américaines et affirme qu’il s’agit « uniquement de considérations professionnelles ».

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De notre correspondant à Tunis,

Diplomate reconnu, Moncef Baati était à la retraite quand le ministère des Affaires étrangères lui a demandé, l’an dernier, d’occuper le siège d’ambassadeur à l’ONU durant la présence de la Tunisie au Conseil de sécurité. Il devait y représenter les pays arabes pour deux ans. Selon certaines sources, Tunis aurait cédé à des pressions américaines sur la question israélo-palestinienne.

Pourtant le soutien de la Tunisie « au mouvement de libération de la Palestine » est inscrit dans le préambule de la Constitution tunisienne. Et le chef de l’État, dès le soir de son élection en octobre dernier, avait parlé de « causes justes », citant « en premier lieu la cause palestinienne ».

En novembre, après des frappes israéliennes sur Gaza, les élèves de toutes les écoles tunisiennes avaient observé une minute de silence, saluant en signe de solidarité les drapeaux tunisien et palestinien.

L’État tunisien, depuis 1948, ne reconnaît pas l’État d’Israël. Si certaines sources affirment que l’ambassadeur à l’ONU aurait payé le prix fort d’apporter un trop important soutien aux Palestiniens, d’autres sources évoquent des luttes internes visant à pousser vers la sortie des membres de l’équipe précédente.

À l’automne, le nouveau président Kaïs Saied a repris la main sur la diplomatie tunisienne. Le ministre de l’époque, Khemaies Jhinaoui, avait quitté ses fonctions. Or c’est lui qui avait appelé Moncef Baati à siéger à New York.

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