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Kenya: l’exode des professeurs dans le nord-est menace l’enseignement

Une école rurale au Kenya en 2012 (image d'illustration).
Une école rurale au Kenya en 2012 (image d'illustration). Farm Images/Universal Images Group via Getty Images

L’exode des professeurs dans le nord-est du Kenya est dramatique. Trois comtés frontaliers avec la Somalie sont concernés par ce phénomène. Des centaines de professeurs fuient l’insécurité dans cette région cible d’attaques régulières du groupe Shebab. Sur place, on craint une crise de l’enseignement.

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Huit cent quatre professeurs dans le comté de Mandera ont quitté la zone en quelques semaines. Près de 900 à Wajir. Même phénomène dans le comté voisin de Garissa. Tous fuient l’insécurité et lesattaques terroristes récurrentes. Résultat : des dizaines de milliers d’écoliers sont délaissés, sans doute plus de 30 000.

Et pourtant les autorités locales affirment que très peu d’écoles ont fermé à ce jour. Les professeurs exilés sont en effet remplacés par des enseignants non formés ou d’autres fonctionnaires non qualifiés.

► À lire aussi : Attaques de shebabs au Kenya: dans le nord-est, la crainte des enseignants

Un enseignement au rabais dénoncé depuis 2015 par les parents, les élèves et les professeurs. Le conseil de la Commission éducative s’alarme devant la dégradation de l’enseignement alors que déjà, rappelle-t-il, seul un enfant sur deux termine sa scolarité dans cette région du pays.

D’autres accusent les autorités de faire de ces régions des « zones inhabitables dont les habitants ont le sentiment de ne plus faire partie du  Kenya ». Ils demandent le lancement d’une enquête sur l’état de l’enseignement dans le nord du Kenya.

Le gouvernement, lui, promet de tout faire pour maintenir les écoles ouvertes et combattre l’insécurité.

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