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Passage de témoin à l'UA: de Sissi à Ramaphosa, un changement de style

Cyril Ramaphosa à la tribune de l'Union africaine lors de sa prise de fonction comme patron de l'organisation, le 9 février 2020.
Cyril Ramaphosa à la tribune de l'Union africaine lors de sa prise de fonction comme patron de l'organisation, le 9 février 2020. REUTERS/Tiksa Negeri

L’Union africaine (UA) est désormais présidée par le président sud-africain Cyril Ramaphosa pour un an. Hier, l'Égyptien Abdel Fattah al-Sissi lui a passé le relais lors de la cérémonie d’ouverture.

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L’hymne de l’Union africaine retentit dans la salle Nelson-Mandela. À la tribune, devant un parterre de chefs d’État, de ministres et de diplomates, l'Égyptien Abdel Fattah al-Sissi dit sa fierté d’avoir présidé l’organisation panafricaine avant de passer le témoin à Cyril Ramaphosa.

Changement de style : le président sud-africain ajuste son micro et fait rire la salle en se donnant la parole à lui-même. Il annonce qu’il va organiser deux sommets en mai à Pretoria : le premier sur la Zone de libre-échange continentale, le second sur les questions de sécurité.

« L’Afrique du Sud accueillera un sommet extraordinaire sur une initiative pour faire taire les armes au mois de mai prochain, pour travailler sur les questions de paix et sécurité en Afrique. Nous, Africains, nous devons nous attaquer au conflit et lutter contre le terrorisme qui fait tant de mal à nos pays, dans le Sahel, la corne de Afrique et même en Afrique australe. »

Ramaphosa pourra-t-il réellement s’impliquer 

Une autre des priorités de Cyril Ramaphosa sera très vraisemblablement la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale - la Zlecaf - qui pourrait s’avérer avantageuse pour les entreprises sud-africaines en mal de nouveaux marchés. Cependant, au-delà de cette question, pourrat-il réellement s’impliquer, lui qui est confronté à de graves problèmes en interne ?

On se pose la question pace qu’on a vu, par exemple l’année dernière, qu’il n’est pas venu aux assemblées générale s de l’ONU qui est quand même un rendez-vous international extrêmement important. Cette année, il n’est pas allé à Davos. C’est vrai qu’il est là depuis deux ans, que l’économie sud-africaine ne s’est vraiment pas améliorée, depuis. Il a essayé de lutter contre la corruption mais il fait face à des défis au sein de son parti, à beaucoup de critiques aussi au sein de la population. Donc, cela ne tombe vraiment pas au bon moment pour lui.

Liesel Lowe Vaudran

Par ailleurs, c’est désormais officiel : Félix Tshisekedi de la RDC sera président en exercice de l’Union africaine en 2021.

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