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Reportage

Afrique du Sud: la mémoire de Mandela célébrée, son héritage social en débat

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s'adresse le 11 février à la foule de Cape Town, depuis le balcon où Mandela donna, il y a 30 ans tout juste, son premier discours après sa libération.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s'adresse le 11 février à la foule de Cape Town, depuis le balcon où Mandela donna, il y a 30 ans tout juste, son premier discours après sa libération. REUTERS/Sumaya Hisham

Il y a 30 ans, en Afrique du Sud, le prisonnier numéro 46664 (le 466e prisonnier incarcéré en 1964), était libéré. Une cérémonie d’hommage était organisée mardi 11 février, à l’hôtel de ville du Cap, à l’endroit même où « Madiba » a donné son premier discours à sa sortie de prison. Une petite foule d'anonymes et d’anciens camarades de lutte sont venus écouter le président Cyril Ramaphosa se rappeler de ce jour historique.

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Avec notre correspondante au Cap, Claire Bargelès 

Sur le parvis, se protégeant du soleil avec leurs cahiers de cours, des centaines de collégiens et lycéens en uniforme ont été rassemblées pour suivre la cérémonie. Cyril Ramaphosa, qui tenait à l’époque le micro pour le discours de Nelson Mandela, est désormais celui qu’on écoute :

« C’était le jour où on a pu toucher notre futur avec nos cœurs et nos espoirs. Et ce n’est pas arrivé grâce à la gentillesse du cœur de Frederik de Klerk, non, mais grâce à la pression qu’ont exercée les citoyens de notre pays. »

► Lire aussi : Il y a 30 ans, Nelson Mandela sortait de prison

Madeniyah était là il y a 30 ans. Elle se souvient que Mandela aurait pu appeler à la revanche, mais il a fait le choix de la réconciliation : « On était étudiants, j’avais 16 ans. Oui il y a eu des compromis, c’est la nature des négociations. Mais le coût d’une guerre civile aurait été beaucoup trop élevé pour notre pays. »

Certains jeunes, aujourd’hui en colère contre le chômage qui les touche de plein fouet, n’hésitent pas à critiquer l’héritage de Nelson Mandela, accusé d’avoir vendu le pays à la minorité blanche. Zandi, étudiante de 25 ans, a sans cesse ces débats avec ses amis : « Je ne pense pas qu’on peut le critiquer, car il s’est tant battu pour nous. Par contre je ne pense pas que son héritage a été perpétué. Par exemple, la pauvreté est toujours très importante. Les questions pour lesquelles il s’est battu posent toujours problème. »

Six ans après sa mort, le héros de la nation a en tout cas laissé un vide au sein de la foule rassemblée ici pour faire durer son héritage.

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