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Centrafrique: la Minusca aux prises avec le FPRC à Birao

La Minusca protège les camps de déplacés à Birao, le 6 novembre 2019.
La Minusca protège les camps de déplacés à Birao, le 6 novembre 2019. Charlotte Cosset/RFI

Le groupe FPRC avait été chassé de la ville en septembre dernier par le groupe MLCJ. Il a entrepris un retour cette semaine. La situation reste tendue dans la ville.

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Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

Avançant vers le camp de déplacés internes et celui de la Minusca – tous deux sont collés –, la force onusienne et l’armée centrafricaine se sont engagées contre le FPRC. La situation reste tendue dans Birao mais selon le préfet, le groupe armé a été mis en déroute et repoussé de la ville. Au moins trois éléments du FPRC auraient été tués au cours de ces combats qui ont cessé vers midi.

Les éléments armés du FPRC positionnés à une vingtaine de kilomètres de la ville avaient entrepris de se rapprocher ce jeudi 13 février. Des combats qui avaient permis au groupe d’avancer à moins de 10 kilomètres de Birao. Deux Mirage français venus de Ndjamena au Tchad avaient effectué une mission d’appui aérien rapproché à la demande de la Minusca afin de dissuader l’offensive sur la ville.

« Sauver » l'accord de paix

Dans un communiqué, le FPRC assure se battre pour « la libération de Birao » et « s’inscrit dans la dynamique de sauver l’APPR-RCA », l’accord de paix signé le 6 février 2019. Le FPRC appelle les Centrafricains à s’unir contre la Minusca, et remet en cause l’impartialité de l’organisation onusienne. Le porte-parole de la Minusca condamne de son côté « ces menaces extrêmement graves » et affirme que le FPRC sera tenu pour responsable si des attaques étaient menées contre les casques bleus à Birao ou ailleurs.

Un calme précaire est revenu à Birao. Tout est fait pour faire retomber la tension, et ramener le groupe armé à la raison, assurent les autorités.

La responsabilité du gouvernement qui croit en la paix, qui veut la paix, c'est continuer de faire en sorte de ramener chacun à la raison.

Centrafrique: « un calme précaire » est revenu à Birao, assure le porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui

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