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Gabon: classement sans suite pour Noureddin Bongo dans l'affaire de corruption

Nourredin Bongo Valentin, fils du chef de l'État gabonais Ali Bongo est accusé de corruption active et de blanchiment de capitaux par un collectif des leaders de la société civile.
Nourredin Bongo Valentin, fils du chef de l'État gabonais Ali Bongo est accusé de corruption active et de blanchiment de capitaux par un collectif des leaders de la société civile. Présidence du Gabon

Ce vendredi 14 février au Gabon, le procureur de la République a classé sans suite une plainte de la société civile contre Noureddin Bongo Valentin. Un collectif de quatre leaders de la société civile gabonaise avait porté plainte contre le fils aîné du président Ali Bongo pour corruption et blanchiment de capitaux.

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Pour soutenir sa plainte le collectif affirmait qu’un véhicule avait été interpellé avec plusieurs milliards de francs CFA appartenant à Noureddin Bongo, également accusé de posséder un hôtel, plusieurs sociétés écrans et des actions dans plusieurs sociétés. Les plaignants n’ont pas apporté de preuves, a indiqué le procureur de la République, André Patrick Roponat : « À la suite de cette saisine, le procureur de la République a commis une enquête au cours de laquelle les plaignants ont fait leur déposition confirmant leur plainte et monsieur Noureddin Bongo Valentin a été entendu sur les faits dénoncés. Au terme de l’enquête, des agents en faction à Rio, le 6 janvier 2020, n’ont pas confirmé les faits dénoncés, dont les plaignants, également, affirmaient ne pas avoir vu les milliards. Un conseil des ministres ayant indiqué que Transurb est une société entièrement étatique permettait de battre en brèche un autre point dénoncé dans la plainte. L’enquête a permis d’établir également que l’hôtel Nomad a pour propriétaire une personne autre que monsieur Noureddin Bongo Valentin. À la suite de tout ce qui précède, et des confrontations qui ont duré plus de trois heures ce jour, le ministère public a classé la procédure sans suite pour inexistence de preuves. »

Pour Jean Remy Yama, un des quatre leaders qui a porté plainte, le procureur de la République a bâclé l’enquête : « Nous n’avons pas eu la confrontation que nous voulions entre les témoins et les gendarmes qui ont été sur la scène de Rio [contrôle routier au quartier, Ndlr] où un véhicule transportant beaucoup d’argent a été arrêté et appartiendrait à Noureddin Bongo ».

Un manque d'éléments suffisants

En ce qui concerne les sociétés dont les plaignants soupçonnent Noureddin Bongo d’être actionnaire et de participer au blanchiment d’argent, Jean Remy Yama considère que les enquêtes qui devaient être diligentées par le parquet n’ont pas été faites correctement.

« En matière de blanchiment d’argent, vous ne pouvez pas boucler une enquête en dix jours, ce n’est pas possible. Il n’y a pas eu un jugement qui innocenterait Noureddin, le parquet dit tout simplement qu’il n’a pas suffisamment d’éléments pour apporter cette affaire devant un juge ».

Mais Jean Remy Yama, en tant que membre du collectif des leaders de la société civile, assure qu’ils ne baisseront pas les bras : « Le tribunal c’est le parquet et le siège. On peut rentrer par le parquet, mais on peut aussi rentrer par le siège ».

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