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L'apartheid, «crime contre l'humanité», le débat agite l'Afrique du Sud

L'ancien président Frederik De Klerk arrive au Parlement sud-africain le 13 février 2020 pour assister au discours sur l'état de la nation de Cyril Ramaphosa.
L'ancien président Frederik De Klerk arrive au Parlement sud-africain le 13 février 2020 pour assister au discours sur l'état de la nation de Cyril Ramaphosa. Brenton Geach/REUTERS

En Afrique du Sud, les propos du dernier président de l’apartheid, Frederik de Klerk, suscitent la polémique. L’ex-chef de l’État a refusé de reconnaître que l’ancien régime ségrégationniste tombait sous le coup du « crime contre l’humanité ».

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Avec notre correspondante à Johannesbourg, Claire Bargelès

En Afrique du Sud, les déclarations de l'ancien président Frederik De Klerk, qui a refusé dans une interview à la télévision nationale de qualifier l'apartheid de « crime contre l'humanité », ont suscité un tollé.

Lorsque le présentateur lui a demandé, au sujet de l'apartheid, si l'on pouvait s'entendre sur le fait qu'il s'agissait d'un « crime contre l'humanité », Frederik De Klerk a répondu : « Je ne suis pas entièrement d’accord. Mais je ne justifie absolument pas l’apartheid, sous aucune condition ».

Et, lorsque le présentateur a rappelé que l'apartheid avait « dévasté la vie de millions de Sud-Africains », l'ancien président a répliqué : « C’est vrai, et je m’en excuse profondément. Mais il y a une différence. L’apartheid, par exemple, ne peut pas être comparé à un génocide »

La fondation de Klerk va même plus loin, en affirmant que les Nations unies n'ont utilisé cette terminologie en 1966 que sous la pression de l’Union soviétique et des communistes.

« Un meurtrier dans la salle »

Un tollé s’en est suivi ce week-end. La fille de Nelson et Winnie Mandela, Zindzi, s'est dit « le coeur brisé » par de telles déclarations. Du côté du Congrès national africain (ANC), même si les députés ont toléré la présence de Frederik de Klerk au Parlement, le parti a dénoncé des propos qui mettent à mal le processus de réconciliation.

Ces déclarations ont même poussé les députés du parti des Combattants pour la liberté économique (EFF) à perturber le discours devant le Parlement du président Cyril Ramaphosa, le 13 février dernier.

Leur chef, Julius Malema, a réclamé le départ de l'Hémicycle de Frederik de Klerk, invité en sa qualité d’ancien président. « Nous avons un meurtrier dans la salle, a-t-il déclaré. Quelqu’un qui ne se repent pas d’avoir été un apologiste de l’apartheid. Il a le sang d’innocents sur les mains ».

Afrique du Sud : des propos tenus par Frederik De Klerk provoquent des réactions indignées

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