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Présidentielle au Togo: toujours pas de financement public pour les candidats

Vue de Lomé, capitale du Togo.
Vue de Lomé, capitale du Togo. Creative commons Flickr CC BY-NC 2.0 Joshua Turner/Climate Centr

Au Togo, le premier tour de l’élection présidentielle a lieu le 22 février. La campagne a démarré depuis 11 jours, mais les candidats n’ont toujours pas reçu la contribution que l’État doit leur verser pour mener campagne, ce qui pose un vrai problème à certains d'entre eux, souvent en manque de ressources. Les autorités n’expliquent pas les raisons d’un tel retard.

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Au Togo, en l’absence de financement de l’État, le candidat de l’Alliance démocratique pour le développement intégral (Addi), Aimé Gogué, a dû revoir ses ambitions à la baisse pour la campagne de la présidentielle. « On a dû revoir le programme, explique-t-il. Les activités ont été suspendues ou bien elles sont ralenties dans certaines zones ».

Mohamed Tchassona Traoré, le candidat du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) a lui aussi dû faire une croix sur certains événements prévus. « On a dû réduire les meetings, déclare-t-il. Au lieu de faire des grands meetings, on fait des petits meetings. Chaque candidat aujourd’hui fait avec les moyens du bord. Il s’agit souvent de la participation des amis. Il y a des gens généreux parfois qui apportent leur soutien à des candidats ».

Difficultés aussi pour Faure Gnassingbé

Selon un décret, chacun des sept candidats doit recevoir 42 millions de francs CFA, soit près de 64 000 euros, pour pouvoir mener campagne. L’État n’a pas encore envoyé sa contribution aux candidats alors que la campagne se termine dans trois jours. Les autorités n’ont pas pour l'heure fourni d'explications. Dans l'entourage du président sortant, on assure que ce problème pénalise également la campagne de Faure Gnassingbé.

« Nous espérons et nous poussons pour que cela se fasse avant la fin de la campagne. Nous avons des dépenses à assurer avec cet argent, explique Christian Trimua, le ministre des Droits de l'homme. Naturellement, nous demandons au gouvernement de faire le maximum pour que nous puissions également rentrer dans nos fonds ».

(Ré)écouter Togo: la présidentielle a-t-elle vraiment un enjeu?

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