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La RDC inaugure un laboratoire de santé publique pour mieux faire face aux épidémies

Le laboratoire nationale de santé publique de RDC, lors de son inauguration le 20 février 2020.
Le laboratoire nationale de santé publique de RDC, lors de son inauguration le 20 février 2020. Pascal Mulegwa/RFI

La République démocratique du Congo (RDC), qui fait face à une série d'épidemies dont Ebola et la rougeole, a inauguré son tout premier centre de laboratoires de haute sécurité.

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avec notre correspondant, Pascal Mulegwa

En République démocratique du Congo (RDC), le Premier ministre Sylvestre Ilunkamba a inauguré, le 20 février dans la capitale Kinshasa, en présence de l’OMS et de l’Union africaine, un laboratoire de santé publique, don du Japon d'une valeur de près de 21 millions de dollars. Il est doté d'une luxueuse salle de conférence, d'amphithéâtres, mais surtout de plusieurs laboratoires flambant neufs.

« Il comprend trois centres principaux, le centre de diagnostic et de recherche, explique Jean-Jacques Muyembe, le directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). Il y a trois laboratoires P3 [laboratoire où sont analysés des agents pathogènes qui peuvent provoquer des maladies graves], c’est-à-dire des laboratoire de haute sécurité. Nous sommes à même de manipuler en toute sécurité des échantillons d’Ebola et le fameux coronavirus ».

Virus, nouveaux vaccins et médicaments y seront analysés. Ce lieu est stratégique, mais face au risque de bioterrorisme, l’INRB plaide pour la protection des forces de sécurité, et donc de l'État. La maintenance reste le plus grand défi du gestionnaire, car ce complexe, tout comme l'institut lui-même, ne figure pas au budget national, ce qui pose la question de sa pérennité.

Doter chaque pays africain de tels laboratoires est le nouveau plaidoyer du docteur John Nkengasong, qui pilote l’organe spécialisé de l’Union africaine dans le contrôle et les préventions des maladies. « Nous serons toujours bombardés par des maladies émergentes, rappelle-t-il. Donc ce que nous avons vu ici, aujourd’hui, doit être répliqué dans d’autres pays en Afrique. Il faut voir cela comme un investissement pour protéger nos populations et surtout, aussi, pour protéger l’économie de l’Afrique ».

► (Ré)écouter RDC: la rougeole résistante dans les zones rurales

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