Accéder au contenu principal

Niger: les réfugiés soudanais recouvrent la liberté après leur procès

Fil twitter du HCR: photo datée du 4 janvier 2020 documentant l'incendie du camp de réfugiés du HCR près d'Agadez.
Fil twitter du HCR: photo datée du 4 janvier 2020 documentant l'incendie du camp de réfugiés du HCR près d'Agadez. fil twitter.com/cochetel

Au Niger, cent onze réfugiés soudanais ont été condamnés à des peines de prison avec sursis par le tribunal d'Agadez, vendredi 21 février. Ils sont désormais libres. Un soulagement même si, sur le fond, leur situation reste inchangée.

Publicité

Ces réfugiés soudanais comparaissaient devant le tribunal de grande instance d'Agadez entre autres pour « rébellion en bande organisée » et pour avoir mis le feu, il y a plus d'un mois (le 4 janvier 2020), au camp du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) où ils vivent, en signe de protestation contre ce qu'ils estiment être de mauvaises conditions de vie et la lenteur du traitement de leurs demandes d'asile.

Ces réfugiés sont désormais tous libres. C'est un soulagement pour maître Rabiou Oumarou qui les a défendu lors du procès. Mais il déplore cependant que, sur le fond, leur situation reste inchangée. « Recouvrer sa liberté, dans un procès, c’est quelque chose de très important et de très satisfaisant, reconnaît l'avocat. Maintenant, je reste un peu sur ma faim par rapport à leur situation parce qu’ils vont sortir de la prison et je me dis qu’ils vont repartir vers une autre prison à ciel ouvert.»

À lire aussi :Des migrants incendient un centre d'hébergement en signe de protestation

Selon l'avocat, qui a visité le camp de réfugiés où vivaient les réfugiés soudanais, « ce camp de réfugiés... je me suis dit à moi-même que c’est une sorte de prison, parce que, c’est toujours la même chose ! La vie d’un être humain ne se limite pas à manger et boire. Chacun a des rêves qu’il veut réaliser. Et ces gens-là, lorsque vous entendez leur parcours, vous entendez leur préoccupation personnelle. Je dirais que c’est comme s’ils sortaient d’une prison vers une autre prison.»

L’idéal serait que l’Etat du Niger fasse l’effort d’accélérer la procédure, pour que cette situation ne perdure plus, conclut l'avocat, « que leurs demandes d’asile soient acceptées et que chacun ait sa carte de réfugié ou de demandeur d’asile remplie ».

► l'ONG nigérienne Alternative Espaces citoyens a suivi le procès

Pour Alexandra Morelli, représentante du Haut-Commissariat pour les réfugiés au Niger, la solution n'est pas la violence.

Alexandra Morelli (HCR), au micro de Fanny Ohier: «On demande à certains groupes de réfugiés soudanais de s'adapter au parcours de solution... La violence n'est pas tolérable !».

 

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.