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RDC: la Lucha a-t-elle été la cible d'une milice politique dans le Rutshuru?

Des militants du mouvement citoyen la Lucha ont été attaqués par des jeunes hommes armés non identifiés lors d'une marche vendredi 21 février (image d'illustration)
Des militants du mouvement citoyen la Lucha ont été attaqués par des jeunes hommes armés non identifiés lors d'une marche vendredi 21 février (image d'illustration) PATRICK MEINHARDT / AFP

De plus en plus de manifestations sont réprimées en RDC. Cette situation inquiète l'ONU et les organisations locales de défense des droits de l'homme. Dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, le mouvement citoyen la Lucha dit avoir été réprimé à deux reprises en moins d'une semaine : une première fois par des militaires, une deuxième par des jeunes armés non identifiés. Pour les autorités locales, il s'agit d'une simple rixe entre jeunes. Pour la Lucha, c'est un développement très inquiétant.

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Des jeunes armés de bâtons qui menacent, tabassent et kidnappent jusque dans la cour de l'administrateur du territoire. Pour François Kamate, militant de la Lucha, cela ne fait aucun doute, une milice politique vient de naître dans le Rutshuru, un territoire qui connaissait déjà, jusque-là, les exactions des groupes armés, comme des forces de sécurité.

« C’est la première fois que nous sommes victimes d’une telle situation. Ça n’est jamais arrivé. C’était en tout cas un mode très très violent parce qu’ils visaient la tête et les côtes. Ce qui nous pousse à dire que ce n’était pas les agents de l'ANR, c’est parce que ces derniers étaient loin et s’abstenaient complètement de venir sauver les militants », explique-t-il.

Cette marche s'est déroulée vendredi dernier et visait à demander la démission de l'administrateur du territoire, Justin Mukanya Kasombo, en poste depuis près de dix ans. Il explique ces violences par une simple rixe entre jeunes : « Les jeunes de la Lucha, s’ils ne se sont pas mis d’accord avec les jeunes qui n’étaient pas favorables à cette marche, quand ils se sont croisés, ils se sont affrontés. Chaque jour ici, il y a des bagarres, les jeunes se battent à gauche à droite. Quand ils sont ivres, ils se battent. On ne mène jamais d’enquête. Est-ce qu’on va mener une enquête pour ça ? »

La Lucha, elle, diffuse des images de ses 12 militants soignés à l'hôpital. Ils sont tous sortis entre samedi et dimanche et se préparent à porter plainte.

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