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Centrafrique: la Minusca réfute les accusations contre ses fonctionnaires

La Minusca à Bambari, le 1er mars 2017.
La Minusca à Bambari, le 1er mars 2017. Minusca

Il y a une semaine, le ministère des Affaires étrangères de la Centrafrique avait lancé un ultimatum à la Minusca qui devait prendre fin ce lundi 24 février pour que cette dernière rapatrie quatre de ses fonctionnaires. Ils sont accusés notamment d' « agissements antinomiques au code de bonne conduite » qui encadre les relations entre l'État centrafricain et la Minusca.

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Les accusations portées sur les quatre fonctionnaires de la Minusca ne sont pas précisées, mais sont jugées suffisamment graves pour que le gouvernement menace de lever à partir de ce lundi leur immunité avant de les traduire en justice.

Alors sont-ils partis ou ne sont-ils pas partis de la Centrafrique ? La Minusca reste très discrète sur le sort des quatre fonctionnaires, officiellement pour des raisons de sécurité.

Cependant, son porte-parole a été très clair: « La Minusca n'est pas d'accord avec les allégations portées à l'encontre de ses collègues », explique Biliaminou Alao.

« Nous avons contesté cette décision du ministère des Affaires étrangères comme celle de plusieurs ambassades et diplomates présents en RCA. C’est pour cela que nous sommes entrés en discussion avec eux pour vérifier si effectivement les éléments en leur possession sont avÀérés », a-t-il ajouté.

Cette affaire semble avoir désormais plongé le gouvernement centrafricain dans l'embarras. Une source gouvernementale reconnaissait, ce lundi soir que « le gouvernement pourrait avoir déjà revu sa copie ».

De son côté, le Mouvement des patriotes centrafricains pour la paix, en pointe sur ce dossier, accuse les quatre fonctionnaires onusiens de « complicité avec des groupes qui veulent déstabiliser le pays », sans en apporter la preuve. La Minusca est au courant de ces allégations, selon son porte-parole par intérim, Biliaminou Alao.

« Nous n’avons aucun élément, ils n’ont produit aucun élément devant la Minusca. Toutes ces allégations, pour le moment, nous les avons lues, entendues dans les médias et nous ne pouvons pas les commenter sans que rien ne nous soit parvenu afin que nous, de notre côté, nous puissions également mener une enquête », a précisé Biliaminou Alao.

Cette organisation persiste et signe… Elle a déjà annoncé une manifestation devant le siège de la Minusca, à Bangui, le 4 mars prochain.

►À lire aussi: Centrafrique: la Minusca aux prises avec le FPRC à Birao

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