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Cameroun: réactions mitigées à l'annulation partielle du scrutin du 9 février

Le Conseil constitutionnel camerounais a annoncé l’annulation du scrutin dans 11 circonscriptions camerounaises, dans les provinces du nord-ouest et du sud-ouest.
Le Conseil constitutionnel camerounais a annoncé l’annulation du scrutin dans 11 circonscriptions camerounaises, dans les provinces du nord-ouest et du sud-ouest. AFP

Au Cameroun, la classe politique s'est exprimée après l'annonce du Conseil constitutionnel d'annuler le scrutin du 9 février dernier dans 11 circonscriptions des provinces anglophones. Et les réactions sont mitigées. Ces régions en proie à des violences entre l’armée et les rebelles sécessionnistes, y compris le jour du vote, devront donc revoter d'ici 20 à 40 jours. 

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Pour le parti d'opposition de John Fru Ndi, le Front Social Démocrate, qui a déposé ces recours, cette décision d'annuler le scrutin du 9 février dans ces 11 circonscriptions confirme leur position : le vote n'a pas été crédible dans le nord-ouest et le sud-ouest en raison des violences. Le SDF appelle les pouvoirs publics à apprécier la décision de la haute juridiction.

Pour le principal parti d’opposition, le MRC de Maurice Kamto – qui a lui boycotté le vote, cette annonce du Conseil est un non-événement, estime Olivier Nissack, porte-parole du mouvement : « Dans l'ensemble de ces deux régions, le vote devrait être annulé tout comme sur l'ensemble du territoire parce qu'il a été émaillé des irrégularités de même type ou simplement des fraudes scandaleuses, même là où le régime savait pourtant que le parti au pouvoir partait favori. »

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais du président Paul Biya s’incline pour sa part devant cette décision, indique son secrétaire national à la communication, Jacques Fame Ndongo : « Nous ne pouvons pas remettre en cause la décision du Conseil constitutionnel. Nous croyons avoir gagné dans la transparence, dans la démocratie et dans l'honnêteté. Nous avons été déboutés. Nous acceptons cette décision. »

Un nouveau scrutin doit donc être organisé dans un délai de 20 à 40 jours. Mais selon Gabriel Nonetchoupo de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL), il y a peu de chance que le déroulement du scrutin soit très différent.

On vit dans la région du nord-ouest et du sud-ouest un climat généralisé d'insécurité à tel point que la tenue d'élections libres et transparentes dans ces localités semble quasiment impossible.

Réaction de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés

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