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Libye: les négociations se tiennent sans les principaux acteurs

Sommet de Paris sur la crise libyenne le 29 mai 2018 au palais de l'Elysée: à la table des discussions Kalifa Haftar, Aguila Saleh Issa et Fayez al-Sarraj.
Sommet de Paris sur la crise libyenne le 29 mai 2018 au palais de l'Elysée: à la table des discussions Kalifa Haftar, Aguila Saleh Issa et Fayez al-Sarraj. Etienne Laurent/Pool via Reuters

Les pourparlers politiques libyens qui se tiennent sous l'égide des Nations unies ont été lancés mercredi 26 février et devraient se poursuivre jusqu'à samedi. Ils se font en l'absence des belligérants mais en présence de personnalités indépendantes et des acteurs de la société civile.

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Plusieurs séances sont organisées quotidiennement, à huis clos. Le contenu reste très opaque. La commission politique forme le troisième volet d'un processus voulu par l'ONU pour remplacer la conférence nationale inclusive que l'envoyé spécial Ghassan Salamé s'apprêter à convoquer en avril dernier, juste avant l'offensive de Khalifa Haftar.

La tâche de cette commission est d'autant plus compliquée que les deux autorités rivales posent chacune des conditions préalables et les délégations ont quitté Genève avant même le début de la réunion mercredi.

Abdullah Lahweej, le ministre des Affaires étrangères de l'Est libyen, affirme que son camp suspendra sa participation tant que l'ONU n'aura pas accepté la totalité de ses treize représentants au lieu de tenter d'imposer ses choix, a-t-il déclaré. Le Haut Conseil de l'État, représentant le camp de l'ouest, s'est également retiré de Genève et préfère attendre qu'un progrès soit réalisé dans les négociations militaires avant d'engager les discussions politiques.

Parmi les quatorze personnalités et représentants de la société civile désignés par l'ONU pour la Commission politique, il y a eu aussi des retraits. C'est le cas par exemple de l'avocate Azza Maghour. Elle estime que l'ONU aurait dû choisir davantage de personnalités indépendantes pour cette commission, qui compte quarante participants : des personnes capables de défendre l'intérêt du pays, au lieu d'une classe politique qui ne défend que ses intérêts, selon elle.

L'issue de ce premier cycle de discussions politiques demeure incertaine, ce qui accroit chez les Libyens la crainte de voir les affrontements s'intensifier à Tripoli.
La capitale libyenne observe depuis décembre dernier une trêve fragile. Des dizaines de violations effectuées par les deux parties rivales ont été noté.

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