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RDC: le gouverneur du Kasaï central dans le collimateur de Kinshasa

Une vue du centre-ville de Kinshasa, la capitale congolaise.
Une vue du centre-ville de Kinshasa, la capitale congolaise. Wikimedia/CC

Martin Kabuya, issu des rangs du Front commun pour le Congo (FCC) et ancien de l’UDPS, a été entendu, ce mardi 25 février, par une mission dépêchée par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, notamment sur une affaire de torture d’un policier, la semaine dernière dans sa résidence officielle. Le gouverneur serait aussi au cœur de plusieurs scandales dans sa juridiction.

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Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

Martin Kabuya serait accusé d’avoir passé à tabac un policier de sa garde qui aurait été ensuite torturé par ses collègues. L’événement aurait eu lieu un soir. Un chef coutumier avait rendu visite au gouverneur du Kasaï central. Martin Kabuya aurait voulu lui démontrer qu’il savait se faire respecter.

Le ministère de l’Intérieur a dépêché une mission pour vérifier ces allégations diffusées par le policier lui-même qui témoigne et charge le gouverneur. Cette mission est venue notamment interroger Martin Kabuya. L’inspecteur général adjoint de la police, le directeur de la territoriale et un procureur militaire ont écouté le gouverneur qui a nié les faits et accuse le policier d’être indiscipliné.

Martin Kabuya dénonce des « montages grossiers »

Ce n'est pas la première fois qu'un dossier est ouvert contre Martin Kabuya. Il a été accusé mi-février par 11 députés, qui affirmaient avoir reçu des menaces de mort de sa part. Joint par RFI, Martin Kabuya dément. Il dit faire l’objet de « montages grossiers » de la part des députés qui, d’après lui, sont manipulés.

Martin Kabuya l'assure : cette attaque est coordonnée par un membre du gouvernement central. Lequel est soupçonné, selon lui, d’avoir détourné des fonds destinés aux travaux liés au programme d’urgence du président Felix Tshisekedi dans le Kasaï central. Un programme qui, toujours selon le gouverneur, « n’a été nullement réalisé » dans sa province.

Pour le député Marcel Tshipepele, l’un des signataires de la lettre de dénonciation du gouverneur, Martin Kabuya est un « agité » qui cherche à faire oublier la mauvaise gestion de la province. L’élu dément toute manipulation dans leur démarche.

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