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Crise politique en Guinée-Bissau: les parties campent sur leurs positions

Siège du PAIGC à Bissau, Guinée-Bissau.
Siège du PAIGC à Bissau, Guinée-Bissau. RFI

Le blocage continue en Guinée Bissau. Umaro Sissoco Embalo se considère désormais comme le chef de l’État : il a organisé sa propre investiture ce jeudi 27 février dans un hôtel de la capitale, mais le président de l’Assemblée dénonce une « usurpation ». Le gouvernement parle de « coup d’État » et le PAIGC de « cirque ». Les parties campent sur leurs positions.

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Avec notre envoyée spéciale à Bissau, Charlotte Idrac

Umaro Sissoco Embalo s’est installé au palais présidentiel. Il se présente donc désormais comme le nouveau président de la Guinée-Bissau. Il reçoit en audience depuis la fin de matinée dans le cadre feutré du palais. On l’a vu accueillir par exemple le procureur général et le président de la Cour des comptes. Il prend ses marques en tant que chef d’État, dit-on dans son entourage.

Mais le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAICG) dénonce de son côté « une autoproclamation que personne ne prend au sérieux ». Ce jeudi, dans un communiqué, le gouvernement a parlé donc de coup d’État avec la complicité des forces de défense et de sécurité. Pour le Conseil des ministres, ce n’est ni plus ni moins un passage en force.

Calme à Bissau

Le Conseil dénonce aussi l’attitude du président sortant, José Mario Vaz, qui était là hier pour la cérémonie organisée par le camp d’Umaro Sissoco Embalo, avec notamment Nuno Nabiam, le Premier vice-président de l’Assemblée. Grands absents en revanche : le président de la Cour suprême, le corps diplomatique à l’exception notable des ambassadeurs du Sénégal et de Gambie, ainsi que le président de l’Assemblée.

Alors maintenant, certains députés du PAIGC évoquent désormais une vacance du pouvoir puisque pour eux, la cérémonie d’investiture d’hier était illégale. Ils mettent donc sur la table la possibilité d’investir le président de l’Assemblée comme président par intérim.

On voit le bras de fer se durcir encore un peu plus. Les deux camps restent effectivement sur leur position. Pour l’heure en tout cas, l’atmosphère est calme dans la capitale. Pas de dispositif sécuritaire particulier. Et les taxis bleus électriques qui étaient en grève sont de retour dans les rues de Bissau.

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