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Mali: Iyad Ag Ghali prêt à négocier avec les autorités

Iyad ag Ghali, leader d'Ansar Dine, le 7 août 2012 à Kidal.
Iyad ag Ghali, leader d'Ansar Dine, le 7 août 2012 à Kidal. AFP PHOTO / ROMARIC OLLO HIEN

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, la coalition terroriste affiliée à al-Qaïda au Maghreb islamique, a publié dimanche un communiqué. Le GSIM, JNIM selon son acronyme en arabe, y affirme qu'il ne pose aucun préalable aux discussions si ce n'est le retrait des troupes françaises de l'opération Barkhane.

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C'est par le canal officiel de communication du GSIM, Az-Zallaqa, que l'organisation terroriste a communiqué. Le texte a été authentifié par plusieurs experts sécuritaires de la région, ainsi qu'une agence d'information mauritanienne, al-Akhbar.

Fin de « l’occupation française »

Dans son communiqué, le GSIM se pose dans une démarche d'ouverture. Il faut en finir avec « ce conflit sanguinaire » qui dure depuis plus de sept ans, mais pour en finir, le groupe demande le retrait des troupes françaises. Le GSIM se retranche derrière l'opinion populaire, qui selon lui, a clairement exprimé dans la rue son désir de voir « l'occupation française » prendre fin. La coalition terroriste demande aussi au gouvernement de mettre un terme à la Minusma, la Mission de maintien de la paix des Nations unies.

Séduire l'opinion publique malienne

Cette démarche est en tout cas inédite. Il faut dire que le GSIM est en perte de vitesse depuis près d'un an. Un raid français en février 2019 avait notamment éliminé trois cadres importants du groupe : Djamel Okacha, membre historique d'Aqmi, Abou Talha al-Libi, chef d'al-Furqan, une katiba du nord de Tombouctou, et Abou Iyad, chef d’al-Qaïda en Tunisie.

Ecoutez Lémine ould Salem, journaliste spécialisé sur les mouvements terroristes, interrogé par Gaëlle Laleix

Pour Lémine ould Salem, journaliste spécialiste des mouvements terroristes, le groupe tente ainsi de séduire l'opinion publique malienne. « Certains s’étonneraient certainement du fait qu’il n’ait pas posé le préalable de l’application de la Charia. D’une part le JNIM veut se montrer en phase avec une certaine partie de l’opinion malienne que l’on voit manifester à Bamako régulièrement pour demander le départ des troupes françaises du Mali, et deuxièmement, il se refuse pour l’instant d’évoquer une question aussi sensible que la question de la Charia tout simplement pour ne pas s’aliéner une partie de l’opinion, mais également une partie des élites à Bamako... qui sont depuis toujours favorables à un dialogue avec les islamistes. »

« Une partie des citoyens maliens se disent : si l’application de la Charia, d’une partie de la Charia peut nous ramener la paix, pourquoi ne pas essayer », conclut Lémine ould Salem.

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