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Coronavirus au Burundi: un médecin tire la sonnette d'alarme

Un soignant teste la température d'un homme lors de son arrivée à Gatumba, à la frontière entre le Burundi et la RDC, le 18 mars 2020.
Un soignant teste la température d'un homme lors de son arrivée à Gatumba, à la frontière entre le Burundi et la RDC, le 18 mars 2020. ONESPHORE NIBIGIRA / AFP

Le pouvoir burundais se réjouit depuis deux mois de n’avoir aucun cas de Covid-19 dans le pays, sans convaincre la société civile qui l'accuse de s’être réfugié dans le déni. Le docteur Christophe Sahabo, directeur général d’un des hôpitaux de référence du pays, Kira Hospital, a alerté ce vendredi 28 mars sur de possibles cas de coronavirus dans une lettre adressée au ministre de la Santé et qui a fuité dans la presse.

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Le directeur général de Kira Hospital explique qu’ils avaient déjà reçu au cours des trois dernières semaines « des cas très suspects de Covid-19 », une dizaine, selon une information RFI.

Pas plus tard qu’il y a deux jours, trois nouveaux cas suspects se sont présentés à Kira Hospital. Ils présentaient les symptômes du coronavirus et ont été en contact avec des personnes testées par la suite positives au Covid-19 par la suite. L’équipe d’intervention rapide du ministère de la Santé avait alors été saisie.

Mais cette clinique, sans doute la plus moderne du pays, dispose depuis longtemps d’un personnel qualifié et d’une machine PCR qui permet de dépister le coronavirus. Ne manquent que les réactifs qui vont avec. Le docteur Christophe Sahabo a donc saisi le ministre de la Santé pour lui demander de manière « pressante » ces produits.

Fin de non-recevoir du ministère de la Santé

Contacté par RFI hier après-midi, le directeur général de Kira Hospital n’a pas voulu commenter sa lettre mais il a dit « espérer une réponse rapide et positive du ministre et de l’OMS ».

La réaction du ministère de la Santé ne s’est pas fait attendre. Son porte-parole rappelle dans un tweet que seul l’Institut national de santé public est « habilité à faire ce genre de dépistage ». Un message qui semble sonner comme une fin de non-recevoir.

Sur les réseaux sociaux, les soutiens du régime burundais se sont déchaînés contre une clinique accusée de chercher « à ternir l’image du pays ».

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