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Coronavirus à Madagascar: Antananarivo et Tamatave confinées, entre grogne et difficultés

La place de l'Hôtel de ville à Tamatave.
La place de l'Hôtel de ville à Tamatave. Laetitia Bezain/RFI

Trois nouveaux cas de coronavirus ont été annoncés ce vendredi 27 mars par les autorités malgaches. Au total, 26 personnes sont contaminées sur la Grande Île. Depuis lundi, des mesures de confinement et un couvre-feu de 20h à 5h du matin ont été mis en place dans l'Analamanga, région où se situe la capitale Antananarivo, mais aussi à Tamatave, où se trouve le premier port du pays.

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Avec notre correspondante à Antananarivo, Laetitia Bezain

Depuis l'annonce du confinement, la ville a fait face à une manifestation de tireurs de cyclo-pousse mécontents de ne plus pouvoir travailler. La manifestation a dégénéré en échauffourées avec la police et en tentatives de pillages. Difficile pour de nombreux Tamataviens de respecter les mesures prises par les autorités, explique Yvan Fabius Soufaly, un entrepreneur très actif dans la vie associative de Tamatave.

« À partir de 6h du matin, tout le monde sort au marché, partout, jusqu'à midi, pour travailler et faire leurs activités habituelles, déclare-t-il. Les gens ne comprennent pas. On leur dit de ne pas sortir de chez eux, de ne pas travailler alors qu'ils ont faim. Ils achètent leur nourriture d'aujourd'hui avec l'argent qu'ils vont gagner aujourd'hui. Donc s'ils ne peuvent pas travailler, ils n'ont rien, comme les tireurs de cyclo-pousse par exemple. Habituellement, sans confinement, c'est déjà difficile. Alors avec le confinement, je ne sais pas où on va. »

Les habitants subissent la double peine de ne pas pouvoir travailler et de devoir faire face à l'augmentation vertigineuse des prix des denrées alimentaires, souligne Dinah, une enseignante.

« Par exemple, avant l’arrivée du coronavirus, un kilo de tomates coûtait 1 200 ariary  (0,30 euro), maintenant ça coûte 4 000 ariary, explique-t-elle. Donc je consomme moins. Parfois, je ne mange pas le soir. Je mange la moitié d'un petit pot de riz par jour, parce que c'est cher. »

Par ailleurs, 21 personnes revenant de pays touchés par le coronavirus et devant respecter une mise en quarantaine à Tamatave restent « introuvables ou injoignables », ont indiqué les autorités.

► À lire aussi : Madagascar: la faim ou le risque de contagion, le dilemme des populations vulnérables

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