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Cameroun: le coronavirus, «l'ennemi commun» selon François Lounceny Fall

(Illustration) Des soldats patrouillent à Bafut, dans le nord-ouest du Cameroun, en zone anglophone, novembre 2017.
(Illustration) Des soldats patrouillent à Bafut, dans le nord-ouest du Cameroun, en zone anglophone, novembre 2017. AFP

Au Cameroun, le cessez le feu unilatéral annoncé jeudi 26 mars par l’un des groupes séparatistes camerounais, le Socadef, le temps de faire face au coronavirus et en réponse à l’appel lancé par l’ONU lundi, continue de faire réagir. Deux autres mouvements lui ont emboîté le pas mais en posant des préalables, ce que regrette François Lounceny Fall.

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Hier vendredi, deux autres des principaux mouvements séparatistes anglophones se sont à leur tour prononcés. L’auto-proclamé « gouvernement intérimaire ». de Samuel Sako se dit « prêt à négocier un cessez-le-feu » sous médiation internationale mais pas à déposer les armes de façon unilatérale.

Quant aux forces ADF, elles posent comme notamment comme préalable le retrait de l’armée camerounaise des zones anglophones dont les séparatistes revendiquent l’indépendance.

À lire aussi Coronavirus: un groupe séparatiste camerounais répond à l'appel au cessez-le-feu de l'ONU

Le virus, un « ennemi commun »

Pour François Lounceny Fall, représentant spécial de l’ONU en Afrique centrale, face à l’urgence du coronavirus, l’heure n’est pas à poser des préalables. Il y a urgence à un cessez-le-feu, puis à renouer le dialogue. « Nous avons d’abord enregistré la réaction positive d’un groupe et ensuite une réaction négative de deux groupes. Mais nous réitérons notre appel, nous devons combattre aujourd’hui un ennemi commun », nous explique François Lounceny Fall, joint par Florence Morice.   

Cet ennemi c'est un virus, « donc si les causes pour lesquelles les gens se battent sont mises en péril par ce virus, il est important qu'ils comprennent que le temps n’est pas à aggraver cette situation. Il vaut mieux que l’on mette d’abord les armes de côté, accorder un cessez-le-feu face à l'ennemi commun et ensuite régler les différends qui existent entre les différentes parties.

Nous savons qu’il y a des initiatives qui sont en cours. Nous encourageons, et le gouvernement camerounais, et les autres parties, à faire en sorte qu’il y ait un dialogue qui puisse être engagé.

Je pense que la réponse positive qui est donnée par un groupe est un bon début. Il faut capitaliser cela et saisir cette opportunité, qui permettra certainement d’assurer un dialogue propice pour la paix au Cameroun ».

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