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Coronavirus: polémique en Afrique du Nord sur des rapatriements en provenance d'Istanbul

Vue du nouvel aéroport d'Istanbul.
Vue du nouvel aéroport d'Istanbul. AFP/ISTANBUL GRAND AIRPORT PRESS CENTER/HO

Plus d'un millier de ressortissants algériens et tunisiens sont bloqués depuis plusieurs jours à l’aéroport d’Istanbul, en Turquie. L’Algérie met des conditions au retour de ces ressortissants après avoir suspendu les vols vers la Turquie depuis le 19 mars en raison du coronavirus. Les autorités affirment qu’elles ont affrété, depuis, six avions pour rapatrier 1 811 Algériens bloqués à Istanbul.

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Dans un communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères explique qu’il coordonne, avec les autorités turques, le retour de ses ressortissants immobilisés à l’aéroport d’Istanbul. Mais les autorités algériennes doivent d’abord identifier ces personnes, certaines n’ayant ni pièce d’identité, ni billet d’avion. Selon une source ministérielle, « leur nombre n’arrête pas de croître et cela nourrit des doutes ».

Des observateurs attribuent cette position algérienne aux craintes liées au terrorisme. Des combattants des groupes armés extrémistes en Syrie pourraient saisir cette occasion pour rentrer dans leur pays comme de simples citoyens.

Les mêmes inquiétudes s’expriment en Tunisie, venant cette fois plutôt de la société civile et des chefs de partis politiques. Ils accusent le mouvement islamiste Ennahdha de s’entendre avec Ankara pour faire rentrer les jihadistes tunisiens de Syrie en profitant de la situation due au coronavirus.

Mondher Guefrach, chef du Front pour sauver la Tunisie, estime que ces extrémistes sont venus de Syrie avec leur famille. Selon lui, certains ne seraient même pas tunisiens mais syriens, leur but ultime étant de rallier la Libye via la Tunisie.

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