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Coronavirus: à Brazzaville, le confinement discuté, le dispositif précisé ce lundi

Epidémie de coronavirus: la cathédrale sacré-coeur de Brazzaville n'ouvre plus ses portes aux fidèles depuis le 18 mars 2020 (illustration)
Epidémie de coronavirus: la cathédrale sacré-coeur de Brazzaville n'ouvre plus ses portes aux fidèles depuis le 18 mars 2020 (illustration) Loïcia Martial/RFI

Les habitants de Brazzaville ont diversement interprété les mesures édictées samedi 28 mars par le président Denis Sassou Nguesso en vue de freiner la propagation du COVID-19 en Répulique du Congo. Des mesures qui vont de l’état d’urgence sanitaire à l’instauration d’un couvre-feu, en passant par un confinement à domicile de l’ensemble de la population du 31 mars au 30 avril 2020. Des mesures qui interviennent après la fermeture des lieux de culte, écoles, bars, restaurants et des frontières. 

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avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial

Assis sous la véranda de sa maison du sixième arrondissement de Brazzaville, Anguios Nganguia Engambé, homme politique, médite sur les mesures préventives du président de la République. Il les juge coriaces : trente jours de confinement c’est exagéré selon lui. « Je trouve que c'est trop ! Trente jours d’affilée c’est pas du tout une bonne mesure. Il faut plutôt aller pas à pas en prenant une mesure qui tienne compte de la réalité de notre pays », où bon nombre de personnes vivent du secteur informel, argumente M. Nganguia Engambé. Un point de vue partagé par certains de ses voisins.

« On ne va pas au combat, on ne mène pas le combat, on ne gagne pas le combat, sans règles strictes à observer, sans détermination inébranlable et sans discipline de fer », a laissé entendre le président Sassou Nguesso.

Bon nombre de ses concitoyens comprennent cette démarche. « Le coronavirus c'est un ennemi ; c’est l’ennemi le plus dangereux aussi. Il n’est pas différent d’un Boko Haram. C’est un Boko Haram qui veut rentrer chez nous. Le président a le droit de prendre des mesures. En conclusion il a fait un bon boulot ! », nous assure un Congolais. « C’est pour notre protection ! », ajoute un autre.

Des précisions attendues ce lundi

Le Congo a enregistré dix-neuf cas confirmés de COVID-19 et deux d’entre eux sont arrivés à un niveau de guérison totale selon le ministère de la Santé.

Le détail précis des mesures pour lutter contre le coronavirus au Congo sera annoncé ce lundi soir selon une source gouvernementale. Un conseil de cabinet extraordinaire s’est tenu à ce sujet hier dimanche à Brazzaville. Les mesures prises entreront en vigueur demain mardi à minuit. Selon cette même source, le secteur pétrolier, jugé essentiel, ne devrait pas être concerné.

À lire aussi : L'Afrique face à la pandémie dimanche 29 mars

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