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Coronavirus: l'Éthiopie reporte ses élections générales sine die

Un électeur votant lors d'un référundum en 2019 en Éthiopie (image d'illustration).
Un électeur votant lors d'un référundum en 2019 en Éthiopie (image d'illustration). MICHAEL TEWELDE / AFP

L’Éthiopie devait organiser un scrutin général crucial en août 2020. Mais face aux contraintes logistiques et sanitaires de la pandémie, le Bureau électoral national éthiopien (Nébé) a dû se rendre à l’évidence. Il s'agit du premier pays africain à reporter ses élections à cause du coronavirus.

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Avec notre correspondant à Nairobi, Sébastien Nemeth

Déjà retardée une fois pour des questions d’organisation, l’élection éthiopienne est de nouveau reportée, cette fois sine die. Le Nébé promet une nouvelle date lorsque la menace du coronavirus disparaîtra : autant dire qu’on n'en sait rien pour l'instant.

Les prochains mois s’annonçaient cruciaux dans la préparation du scrutin. L’enregistrement des électeurs devait commencer, suivi par le recrutement et la formation de 150 000 agents électoraux ou encore la distribution du matériel. Autant de procédures dangereuses dans un contexte de pandémie.

Une opposition au diapason

Alors que le Bureau électoral enregistrait apparemment déjà un retard de plusieurs semaines, le danger sanitaire sur ses employés, ajouté aux restrictions imposées par le gouvernement, ont eu raison du calendrier. Depuis quelques jours, la plupart des agents du Nébé étaient passés en télétravail. Les partenaires internationaux avaient renvoyé leurs employés chez eux, perturbant le soutien technique et financier de l’institution.

L’opposition n’a pas contesté. « Notre priorité actuelle, c’est de vaincre l’épidémie », a réagi Yesuf Ebrahim, du parti Nama. L’activiste oromo Jawar Mohamed a toutefois demandé que l’opposition soit consultée pour les prochaines étapes. « Le pouvoir ne doit pas prendre de décision unilatérale », a-t-il déclaré.

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Ces élections sont très attendues. Elles constituent un test démocratique alors que le pays tente de tourner la page d’un régime répressif. Il s'agit aussi d'un test de popularité pour le Premier ministre Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix.

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