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Enlèvement de Sophie Pétronin: «On ne sait pas d’où vient cette preuve de vie»

Sébastien Chadaud-Pétronin, le fils de l'otage française au Mali Sophie Pétronin.
Sébastien Chadaud-Pétronin, le fils de l'otage française au Mali Sophie Pétronin. AFP Photos/Thomas Samson

La France dispose d'une preuve de vie « fiable » et récente de Sophie Pétronin, humanitaire française otage au Mali depuis le 24 décembre 2016, ont rapporté, mardi 31 mars, ses proches dans un communiqué. Mais son fils reste mitigé par rapport à cette nouvelle très partielle.

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Le fils de l'otage, Sébastien Chadaud-Pétronin, a été convoqué la semaine dernière à Paris par les autorités françaises qui voulaient « lui annoncer une nouvelle importante », selon ce communiqué.

Pourtant ce dernier explique avoir des sentiments mitigés par rapport cette preuve à laquelle ils n'ont pas pu avoir accès : « C’est ambigu, le sentiment que l’on a. C’est une grande joie que d’apprendre qu’elle est en vie, en revanche on est très tristes. Parce que cela ne veut pas dire grand-chose. On apprend que le ministère a une preuve, mais nous, on n’en a pas. On ne sait pas d’où vient cette preuve de vie, par qui elle est arrivée… Est-ce que, ce sont des informations orales ? Est-ce qu’il y a une photo ? Est-ce qu’il y a un enregistrement ? On ne sait absolument rien. Donc c’est déjà un peu mitigé. »

Le silence des autorités

Plus que le manque d'informations concernant cette preuve de vie, ce qui inquiète le plus le fils de Sophie Pétronin, c'est le silence radio des autorités concernant de possibles négociations avec les ravisseurs : « C’est un sujet qui est complètement fermé, ce qui laisse présager le pire, parce qu’il se pourrait qu’on n’ait pas accès à ces informations par mesure de sécurité ou pour protéger une action en cours. Mais il se pourrait aussi, bien malheureusement, que les relations en soient au stade zéro et qu’elles n’existent pas. »

Le 30 décembre 2019, le mari de l'humanitaire enlevée à Gao par des hommes armés avait déploré le silence entourant le sort de son épouse, médecin septuagénaire. « On ne sait pas si elle est vivante. Cela fait un an que nous n'avons plus de nouvelle du tout », déplorait alors Jean-Pierre Pétronin, au troisième anniversaire de sa captivité.

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