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Libye: le GNA très critique envers le dispositif Irini mis en place par l'UE

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, lors d'une conférence de presse virtuelle sur l'approbation de l'opération Irini, à Bruxelles, le 31 mars 2020.
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, lors d'une conférence de presse virtuelle sur l'approbation de l'opération Irini, à Bruxelles, le 31 mars 2020. REUTERS/Francois Lenoir

Les consultations entre les membres de l’Union européenne se poursuivent à Bruxelles pour s’accorder les modalités de la mise en œuvre de la nouvelle mission européenne au large de la Libye, annoncée mardi par le chef de la diplomatie européenne. L'opération est fortement critiquée par le camp de l’ouest libyen.

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Pour Josep Borell, le chef de la diplomatie européenne, cette nouvelle opération, baptisée Irini, vise à contrôler les espaces maritimes et aériens vers la Libye afin de faire respecter l’embargo des Nations unies sur les armes.

Le Gouvernement d’union nationale (GNA) multiplie les contacts et reproche à l’Union européenne de ne pas l’avoir consulté sur cette nouvelle mission. Pourtant, lors de la conférence de Berlin, en février dernier, les deux parties libyennes étaient d’accord pour respecter l’embargo sur les armes.

Certains membres du Parlement du secteur de Tripoli se sont réunis ce jeudi et accusent même l’Union européenne de favoriser Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est, et de l’avantager avec cette mission.

Faute de ne pouvoir déployer une force sur les frontières terrestres libyennes, l’Union européenne doit employer des radars de navires, des avions et des satellites pour collecter les informations sur les mouvements vers la Libye. « Irini n’est pas la solution, mais une partie de la solution pour aider à faire cesser les combats », a reconnu l’Union européenne.

Irini succède donc à l’opération Sophia, lancée en 2015, et arrivé à terme ce mardi. Mais elle n’aura qu’un seul mandat : faire « respecter l’embargo imposé par l’ONU sur les livraisons d’armes à la Libye », affirme le chef de la Diplomatie de l’Union européenne.

La mission de Sophia était de lutter contre les réseaux de passeurs qui acheminent les migrants vers l’Europe via l’Italie et Malte. Irini, signifie paix en grec. La Grèce a permis à cet accord d’exister en acceptant de recevoir les migrants sauvés en Méditerranée en lieu et place de l’Italie qui avait le commandement de l’opération Sophia et qui le garde pour cette nouvelle opération.

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