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Tunisie: Elyes Fakhfakh tente de rassurer sur la pandémie

Le chef de gouvernement tunisien Elyes Fakhfakh.
Le chef de gouvernement tunisien Elyes Fakhfakh. FETHI BELAID / AFP

Le Premier ministre était en direct sur plusieurs chaînes de télévisions jeudi soir 2 avril. Il a longuement fait le point sur la crise provoquée par la pandémie de coronavirus.

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De notre correspondant à Tunis,

Le pays, qui compte officiellement 455 cas et 14 morts, a très tôt pris des mesures drastiques pour ralentir la propagation du virus. Couvre-feu nocturne le 16 mars, fermeture des frontières, puis confinement général le 22 mars.

C'est donc l’image d'un chef de gouvernement combatif et préparé qu’Elyes Fakhfakh a voulue envoyer aux douze millions de Tunisiens, inquiets de la pandémie qui gagne peu à peu leur territoire où le système de santé publique se révèle sous-équipé, désorganisé et inégal en fonction des régions.

Les malades seront traitées à la chloroquine, dont le pays possède, selon lui, des stocks. Face au manque de tests qu’il veut généraliser, une commande de 400 000 unités doit arriver de Corée du Sud en fin de semaine prochaine. Le confinement général a permis, dit-il, d’aplatir la courbe des nouveaux cas. Il a toutefois reconnu un relâchement dans le confinement qui pèse sur des centaines de milliers de travailleurs de l’économie informelle désormais sans revenus.

Une prestation à saluer, estime Nesrine Jelalia, directrice de l’organisation non gouvernementale Al-Bawsala : « Il a été très humble et rassurant sans donner dans les faux espoirs ou dans la désillusion. Cette crise vient se superposer à une autre crise économique et sociale que le pays vit depuis quelques années déjà. Il a donné aussi des mesures économiques et sociales très, très claires. Donc là les gens attendent concrètement de savoir comment ils vont manger. »

Retraités, chômeurs, précaires ont obtenu des réponses concrètes sur les mesures d’urgence qui les concernent. Rien en revanche pour les milliers de Subsahariens, étudiants ou travailleurs précaires, souvent sans papier, totalement privés de ressources et pour lesquels la solidarité citoyenne s’organise.

Le pays, qui compte officiellement 455 cas et 14 morts, a très tôt pris des mesures drastiques pour ralentir la propagation du virus. Couvre-feu nocturne le 16 mars, fermeture des frontières, puis confinement général le 22 mars.

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