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Reportage

Madagascar: la ville de Fianarantsoa est aussi confinée

À Madagascar, la ville de Fianarantsoa est confinée depuis lundi 6 avril alors qu'il y a déjà quatre cas de coronavirus.
À Madagascar, la ville de Fianarantsoa est confinée depuis lundi 6 avril alors qu'il y a déjà quatre cas de coronavirus. RFI/Sarah Tétaud

Une nouvelle grosse ville s’est réveillée confinée lundi 6 avril à Madagascar : Fianarantsoa. Avec quatre personnes officiellement contaminées, elle est désormais la 3e ville du pays à connaître cette restriction et à rendre le port du masque obligatoire dès la sortie hors de son domicile.

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avec notre correspondante à Madagascar, Sarah Tétaud

Il y a une semaine, par mesure de précaution, le gouverneur de la province de Fianarantsoa avait incité la population à rester chez elle et avait fait stopper les transports en commun de la ville. Pour Annie Rakotoniaina, avocate au barreau de Fianarantsoa, les habitants étaient donc déjà mentalement préparés à ce confinement.

« Les gens sont conscients que la situation est grave. Mais ce n’est pas la panique. J’ai constaté un accroissement du nombre de personnes portant le masque aujourd’hui. Ce n’est pas encore la totalité des gens, mais ce matin, quand je suis sortie, j’ai vu qu’il y en avait plus que la semaine dernière. C’est quand même dur, car les activités en pâtissent, mais les gens sont résignés. Ils se disent "on n’a pas le choix, il faut passer par là donc on va le faire". »

Manque de masques

En banlieue de la ville, dans un centre de santé de base, un médecin a pu noter une plus grosse affluence depuis l’annonce des différents cas de contamination dans son district : « Il y a des gens qui sont inquiets. Il y a beaucoup de gens qui arrivent en consultation pour se plaindre de toux, de fièvre. Donc ils sont inquiets. "Est-ce que c’est le Covid-19 ? C’est quoi ça docteur ?" Donc je fais des examens et je les rassure. »

Malheureusement, pour le moment, les médecins manquent de tout. « On n’a pas beaucoup d’équipement, c’est ça le problème, ajoute-t-il. Par exemple, on n’a pas de tests, nous, au niveau des centres de santé de base. Il y a des masques, mais pas en quantité suffisante. Par exemple, là, je n’en porte pas alors que je suis en consultation. Le président nous a promis d’envoyer des masques, des combinaisons pour notre sécurité. Alors, on attend. »

En attendant, une grosse industrie locale, Le Relais, s’est déjà mise à la fabrication de masques en coton lavable. Et les distribue gratuitement aux personnes les plus fragiles.

►À lire aussi : Coronavirus : l'Afrique face à la pandémie lundi 6 avril

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