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Reportage

Burkina Faso: les gendarmes gèrent le confinement de Ouagadougou

Les gendarmes à Ouagadougou surveillent les entrées de la ville (Image d'illustration).
Les gendarmes à Ouagadougou surveillent les entrées de la ville (Image d'illustration). AFP Photos/Issouf Sanogo

Depuis le 27 mars 2020, Ouagadougou et plusieurs villes ayant enregistré au moins un cas de coronavirus sont placées en quarantaine. Sans une autorisation spéciale délivrée par l’administration, personne ne peut sortir ou entrer dans ces villes. Ce qui conduit parfois à de longues explications avec les citoyens.

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« Ici, nous sommes au poste de contrôle de la sortie "Ouaga" de la nationale 3 ». C’est là qu’une partie des hommes du commandant Leonid Diabri, chargés de surveiller le respect de la mesure de quarantaine de la ville de Ouagadougou, sont postés. La capitale a été divisée en deux secteurs dont l’une est surveillée par le groupement mobile de gendarmerie 24h/24 pour assurer la mise en place de la quarantaine de la ville. Les agents chargés du contrôle se retrouvent parfois face à des usagers sans document d’autorisation. Dans ce cas-là, vous êtes refoulés.

Une autorisation spéciale nécessaire

Seuls les camions de transport de marchandise, chargés d’approvisionner les villes, sont autorisés à passer. Daniel Ouedraogo, travaille à Ouagadougou et habite à Loumbila, une vingtaine de kilomètres. Impossible de franchir la barrière avec son laissez-passer : « Chaque matin que l’on va en ville pour aller travailler, on nous bloque. On m’a indiqué qu’il faut que j’ai une autorisation spéciale pour passer ».

Selon le commandant Leonid Diabri, les populations confondent le laissez-passer et l’autorisation d’entrer ou de sortir de la ville. Ce qui rend difficile le travail de ses hommes sur le terrain. « La police et la gendarmerie délivrent des laissez-passer qui ne sont valables que pour le couvre-feu, explique l’officier. Cela répond à un usage bien donné. Un citoyen ne peut pas se munir de se laisser passer et vouloir entrer ou quitter la ville. »

►À lire aussi : Coronavirus : l'Afrique face à la pandémie jeudi 9 avril

Aucune négociation n’est possible, et même ceux qui empruntent les pistes rurales pour tenter d’échapper au contrôle sont traqués, assure le chef des opérations.

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