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RDC: il y aura bien un procès contre Vital Kamerhe, directeur de cabinet du président

Vital Kamerhe photographié le 11 novembre 2018 à Genève.
Vital Kamerhe photographié le 11 novembre 2018 à Genève. Fabrice COFFRINI/AFP

Le procureur général près de la cour d’appel de Kinshasa-Matete a clos son instruction sur le volet des maisons préfabriquées et a transmis le dossier au tribunal de grande instance de la Gombe.

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Une date pour la première audience pourrait être fixée dans les tous prochains jours, selon une source judiciaire. Dans le cadre de l’enquête sur le programme des 100 jours, le procureur a estimé qu’il existait des indices sérieux de culpabilité contre Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du président Tshisekedi, et Jammal Samih, patron des sociétés Samibo et Husmal, chargé de livrer 4500 maisons préfabriquées, suspectés d’avoir surfacturé et détourné une partie des fonds. Les avocats de Vital Kamerhe avaient pourtant transmis le 13 avril au procureur 26 documents relatifs à cette affaire, ainsi qu’une note d’explication signée par Vital Kamerhe lui-même. Des documents que RFI a pu en partie consulter. 

Premier argument de Vital Kamerhe : ce n’est pas lui qui a passé le premier contrat d’achat de maisons préfabriquées signé avec Samibo. C’est l’ancien ministre du Développement rural et depuis 2018 et il l’affirme contrat à l’appui. En l’inscrivant dans le programme des 100 jours, il n’a « qu’agi suivant le principe de continuité de l’État ». Le gouvernement a effectué huit paiements entre mars et mai 2019 soit 57 millions de dollars, le montant total du contrat, détaille le directeur de cabinet. Samibo a déjà livré, assure-t-il, 80% de la commande… Mais pour les provinces du Kasaï central et du Sud-Kivu, le gouvernement n’aurait pas payé l’acheminement. Résultat : 600 maisons seraient bloquées aux ports de Lobito et de Dar es-Salaam.

Pour ce qui est des 3000 maisons commandées à la société Husmal, qui a le même propriétaire, Vital Kamerhe reconnait avoir été à la manœuvre : c’est lui-même qui a demandé l’autorisation de passer ce marché de gré à gré. Le directeur de cabinet ne parle plus cette fois de continuité de l’État, d’un « gouvernement démissionnaire » et d’une « délégation de pouvoir ». Pas de contrat présenté mais un peu plus de deux millions dollars ont été décaissés en août 2019 et 37 containeurs auraient été livrés, selon lui à Matadi. 

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