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Reportage

Sénégal: vers un retour à la normale pour les cars rapides à Dakar

Dans le quartier populaire de la Médina, les derniers cars rapides partent pour la banlieue avant le début du couvre feu.
Dans le quartier populaire de la Médina, les derniers cars rapides partent pour la banlieue avant le début du couvre feu. RFI/William de Lesseux

Les bus, les cars rapides, les taxis peuvent maintenant remplir toutes leurs places assises. Décision du ministère des transports en vigueur depuis quelques jours. Jusqu’ici, pour maintenir une distance entre les passagers, seule une partie des places pouvait être occupée.

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Dans le quartier populaire de la Médina, les cars rapides, ces bus multicolores hors d’âge peuvent se remplir presque comme avant… Finies les places assises libres entre les passagers et les tarifs plus élevés. À bord, Pascal Gomis se dirige vers Pikine dans la banlieue : « On paye le tarif normal qu’on payait avant, c’est le moins cher qui pourra nous aider, parce qu’on n’a pas assez d’argent, on n’a pas le choix c’est la seule chose qu’on peut prendre pour partir chez nous. »

Dans un autre bus, départ imminent pour Mohamadou Pathé. Ce passager arrivera à Rufisque bien plus tard : « Peut-être 1h30 estime-t-il, ça dépend s’il y a des embouteillages on ne sait pas quoi faire mais Dieu est grand ». Pour lui, avoir augmenté l’occupation des sièges est une mauvaise mesure : « Les cars augmentent leurs offres. Normalement on devrait réduire le nombre de passagers dans les taxis et dans les cars ».

Tout le monde masqué

À l’arrière du véhicule, un apprenti chauffeur rabat les derniers clients. Son activité est redevenue rentable, ce qui le réjouit : « Ça s’arrange. Avant on prenait 15 à 18 passagers. » Maintenant le remplissage monte à 40 occupants maximum. L’homme assure que les gestes barrière sont quand même respectés : « Les passagers, l’apprenti doivent porter des masques. Après le travail on doit se laver les mains avec du savon. »

►À écouter aussi : L'Afrique en marche - Développer la mobilité à vélo à Dakar «via» les réseaux sociaux

Malgré cette mesure, le secteur du transport reste au ralenti. Les déplacements entre les régions du Sénégal sont toujours interdits.

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