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Guinée-Bissau: des personnalités politiques se disent menacées

L'Assemblée nationale en Guinée-Bissau.
L'Assemblée nationale en Guinée-Bissau. AFP/ISSOUF SANOGO

En Guinée-Bissau, le président Umaro Sissoco Embalo, reconnu par la Cédéao, a mené, ce lundi 25 mai, des consultations avec les partis politiques. Après un long bras de fer, suite à l’élection présidentielle de fin décembre contestée par son rival parti historique PAIGC, l’organisation ouest-africaine avait demandé au chef de l’Etat, le 22 avril dernier, de nommer avant le 22 mai un Premier ministre et un gouvernement issus de la majorité au Parlement, comme le prévoit la Constitution. Le délai a donc expiré. Dans ce contexte, des personnalités politiques se disent menacées.

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Avec notre correspondante à Dakar, Charlotte Idrac

Vendredi dernier, le député Marciano Indi est enlevé par des inconnus près de sa résidence de Safim, à une quinzaine de kilomètres de la capitale, Bissau. Passé à tabac, il est emmené au ministère de l’Intérieur, puis relâché quelques heures plus tard.

Très critique envers le pouvoir d’Umaro Sissoco Embalo, Marciano Indi, leader du groupe parlementaire APU/PDGB, défend l’alliance avec le PAIGC qui permet au parti historique de revendiquer une courte majorité à l’Assemblée.

Parmi les réactions de protestation après cette agression, figure celle d’Idriça Djalo, président du parti de l’Unité nationale. Dans la foulée, des menaces de mort anonymes circulent à son encontre.

Lors d’une conférence de presse, dans la matinée de ce lundi, Idriça Djalo, ex-candidat à la dernière présidentielle, a dénoncé un climat de peur ainsi que le silence de la Cédéao.

« Il y a, en Guinée-Bissau, une force qui tue impunément, depuis des années. Ils cherchent à faire peur et amener tout à écraser. Je pense que la situation est extrêmement dangereuse. Pour la première fois, après l’agression du député Marciano Indi, les populations se sont soulevées. Je crois que c’est un message très clair pour la Cédéao. Les chefs de l’Etat de la Cédéao doivent assumer leur responsabilité dans l’accompagnement de la Guinée-Bissau », a-t-il souligné.

De son côté, l’Ecomib, la Force ouest-africaine en Guinée-Bissau, n’effectue plus d’activités opérationnelles dans le contexte de pandémie de coronavirus. Cinq de ses soldats ont été testés positifs.

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