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Coronavirus: l'Afrique face à la pandémie le samedi 30 mai

Un agent sanitaire prend la température des passagers d'un bus à Dakar le 28 mai 2020.
Un agent sanitaire prend la température des passagers d'un bus à Dakar le 28 mai 2020. REUTERS/Zohra Bensemra

Selon Africa CDC  le Centre africain de prévention des contrôles des maladies, le continent recensait ce samedi 30 mai 136 677 cas de Covid-19, et 3 941 décès dus à la maladie. L’Afrique du Sud et l’Egypte sont toujours les deux plays les plus touchés par la pandémie.

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  • Le Congo-Brazzaville et le Sénégal prolongent l’état d’urgence sanitaire jusqu’à fin juin

Face à la pandémie de coronavirus qui touche officiellement 571 personnes dont plus de 161 guéries et 19 décès, le gouvernement congolais vient de prolonger pour la énième fois l’état d’urgence sanitaire qui va courir jusqu’au 20 juin. Pour le professeur Alexis Elira Dokekias, premier responsable de la prise en charge des malades du Covid-19, il s’agit d’une mesure conservatoire et non de peur. Le pays va bientôt atteindre le pic de la pandémie et « il est tout à fait normal par principe de précaution et non de peur, que l’on soit amené à prolonger ces mesures », a-t-il expliqué au micro de notre correspondant Loïcia Martial.

Nous sommes en train d'approcher le pic épidémique de cete épidémie autour de la période du 5 au 10 juin et il est tout à fait normal qu'à partir de cette période, nous soyons en mesure de prendre les mesures conservatoires afin de garantir le contrôme de l'équilibre de cette flambée épidémique.

Professeur Alexis Elira Dokekias, premier responsable de la prise en charge des malades du Covid-19 au Congo-Brazzaville

Au Sénégal, Macky Sall a prolongé une nouvelle fois vendredi jusqu'à fin juin l'état d'urgence décrété le 23 mars et assorti jusqu'à présent d'un couvre-feu nocturne pour combattre le Covid-19, a-t-on appris auprès de la présidence. Le chef de l'Etat a pris un décret en ce sens prorogeant l'état d'urgence de 30 jours supplémentaires, selon le texte du document authentifié par une source proche de la présidence.

De nombreuses voix s'élèvent pourtant pour réclamer une levée des restrictions. Elles invoquent le prix payé par les défavorisés dans un pays où environ 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté selon la Banque mondiale et où beaucoup vivent au jour le jour d'activités informelles. La pandémie est relativement contenue au Sénégal qui a déclaré officiellement plus de 3 400 cas de contamination et 41 décès.

  • Le Cap-Vert se déconfine

L'archipel entame samedi un retour progressif à une activité plus normale avec la levée de l'état d'urgence encore en vigueur à cause du Covid-19, ont indiqué les autorités. Le président cap-verdien Jorges Carlos Fonseca a annoncé jeudi 28 mai la fin vendredi soir à minuit (samedi 01H00 TU) de l'état d'urgence sur l'île de Santiago. Santiago, où se trouve la capitale Praia, reste l'unique île de l'archipel avec des cas actifs de Covid-19, au nombre d'environ 240.

L'état d'urgence avait été progressivement levé ailleurs dans l'archipel où deux autres îles avaient été touchées, Sao Vicente et Boavista, avec respectivement 3 et 56 cas, tous guéris. Le Cap-Vert a déclaré 390 cas de contamination et quatre décès.

  • Au Maroc, les règles de confinement s’assouplissent

Librairies et kiosques de presse rouverts, restaurants de nouveau autorisés à livrer : après dix semaines de confinement, Casablanca retrouve un peu de son effervescence avant même la levée officielle des restrictions liées à la pandémie de nouveau coronavirus, attendue le 10 juin.

La situation sanitaire est « aujourd'hui très maitrisée », a affirmé jeudi le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, devant le Parlement. « Les foyers de contamination dans des endroits fermés sont maîtrisés (...). On peut commencer à parler d'un allègement des mesures de confinement », a-t-il déclaré.

Le Syndicat national des commerçants et des professionnels (SNCP) a pour sa part pointé des « décisions contradictoires et surprenantes concernant la reprise de l'activité » en déplorant une politique d'« improvisation » alors que les autorités ont vivement recommandé aux Marocains de reprendre le travail, sans préciser dans quels secteurs.

De nombreux salariés ont ainsi déjà rejoint leurs postes et les fonctionnaires retrouvé le chemin des administrations. Les déplacements interurbains ont également été assouplis avant la reprise progressive lundi des liaisons ferroviaires.,Mais les contrôles policiers subsistent et les frontières restent fermées, tout comme les mosquées, les écoles, ou les plages. Le Maroc a officiellement enregistré 7 697 cas de nouveau coronavirus et 202 morts pour 35 millions d'habitants. Casablanca, ville la plus densément peuplée du pays, a été la plus touchée avec 32,6% des cas, selon des statistiques officielles.

  • Les médecins malgaches condamnent les « pressions » politiques dans le cadre de la pandémie

Le professeur Stéphane Ralandisson, doyen de la faculté de médecine de Toamasinan, a été l’objet d’une brève détention vendredi dans une affaire où un médecin avait été retrouvé pendu dans un hôpital de la ville. Son avocat, Berthieu Ramahefasoa, a indiqué à l'AFP que son client était soupçonné de « meurtre ».

Le professeur a été rapidement mis hors de cause. « Après avoir vu le dossier, je ne vois pas de raison de déférer le professeur », a déclaré devant la presse le procureur de Toamasina, Thierry Lauret Rajaona. Mais cette interpellation a causé la colère d’un syndicat malgache ainsi que celle de l’ordre des médecins. Stéphane Ralandisson est en effet connu pour son scepticisme envers Covid-Organics, un remède à base d’artémisa vanté par le président Rajoelina et décrié par l’OMS.

►A lire aussi : L’artemisia, nouvel «or vert» de Madagascar?

Elle a été distribuée largement dans la population malgache et offerte à de nombreux pays africains, quand bien même aucune étude scientifique n'a confirmé son efficacité. Le Pr Ralandison s'était lui aussi ému il y a un mois des méthodes « pas bien scientifiques » utilisées pour la promouvoir. « Donner un médicament à un patient qui n'en a pas besoin est-il éthique ? », s'était-il notamment interrogé.

Réunis vendredi, ses confrères ont vu dans son arrestation une pression contre un adversaire de la potion présidentielle. Dans un communiqué, ils ont condamné les « pressions directes ou indirectes sur les personnels de santé pendant cette période de pandémie » et appelé les autorités à « arrêter les poursuites intentées aux personnels de santé dans le cadre de leur travail ». Madagascar a enregistré jusqu'ici 656 cas de coronavirus, dont deux mortels et 154 guérisons.

  • L’épouse de Pierre Nkurunziza évacuée sanitairement vers le Kenya

Denise Bucumi a été évacuée de Bujumbura à bord d'un avion médicalisé dans la nuit de mercredi à jeudi vers Nairobi où elle a été hospitalisée, a-t-on appris vendredi de sources aéroportuaire et administratives. L’ancienne première dame a été transportée à bord d'un avion-ambulance Pilatus de l'ONG Amref, spécialisée dans les évacuations médicales, a indiqué à l'AFP une source aéroportuaire sous couvert de l'anonymat.

Selon SOS Médias Burundi, un des derniers médias indépendants du pays, l'aéroport international Melchior de Bujumbura a été plongé dans le noir et tout le personnel éloigné du tarmac lorsque la première dame et sa délégation sont arrivés sur le tarmac pour embarquer à bord d'appareil. Selon les sources interrogées par l'AFP, les versions divergent quant à la raison de cette évacuation médicale.

Pierre Nkurunziza, chrétien évangélique « born again », et son épouse pasteur ont à de nombreuses reprises minimisé la gravité de la pandémie de nouveau coronavirus. « C'est la bénédiction de Dieu qui est sur les Burundais (...) Toutes ces pandémies sont transmises à travers l'air, mais Dieu a purifié l'air du Burundi » , a-t-il déclaré jeudi au lancement de trois jours de prières organisées pour remercier Dieu d'avoir épargné le Burundi. 

Le pays compte officiellement 42 cas de Covid-19 mais selon des médecins au Burundi, de nombreux cas et décès de personnes présentant les symptômes du virus ne sont pas comptabilisés, les autorités ne pratiquant pas de tests sur ces cas suspects.

  • Air France organise deux vols de rapatriment pour la Côte d’Ivoire

L’ambassade ivoirienne à Paris a annoncé dans une note d’information que les ressortissants bloqués en France, en raison de la fermeture des frontières, avaient la possibilité de pouvoir rentrer.

Air France organise ainsi deux vols les 4 et 11 juin pour Abidjan. Les personnes concernées doivent se rapprocher de l’ambassade à Paris aux contacts suivants

e.kouadio@diplomatie.gouv.ci ou 1erconseiller.france@diplomatie.gouv.ci ou au +33 6 61 30 91 13 pour s’inscrire sur les listes.

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