Accéder au contenu principal

RDC: la Gécamines épinglée pour plusieurs transactions peu transparentes

La mine de cuivre de Gécamines, à Lubumbashi, en RDC. Photo prise en août 2005.
La mine de cuivre de Gécamines, à Lubumbashi, en RDC. Photo prise en août 2005. REUTERS/David Lewis/File Photo

La Coalition pour la gouvernance des entreprises publiques du secteur extractif en RDC (COGEP) se félicite de constater que le gouvernement congolais se penche sur la vente des actifs des entreprises publiques. La semaine dernière, le chef de l’État Félix Tshisekedi annonçait avoir reçu des dénonciations sur des cas des fraudes ou de sous-évaluation à l’occasion des ventes des actifs de la Gécamines. La COGEP, elle, épingle onze transactions effectuées entre 2010 et 2018 dont le coût s'élèverait à 1,3 milliard des dollars. Des accusations que cette société d’État a plusieurs fois rejetées.

Publicité

Au mois de janvier dernier, la COGEP avait adressé une lettre au président Félix Tshisekedi sollicitant un audit sur les ventes et cessions des parts de la Gécamines. Pour la COGEP, le gouvernement devrait savoir à quoi ont servi les recettes issues de ces ventes car, dit-elle, la production minière de la Gécamines est en baisse. Elle est passée de 36 000 tonnes de cuivre en 2013 à 8 570 tonnes.

Pour maître Daudet Kalume, membre de la COGEP, il n’y a pas eu de transparence sur les transactions passées entre la Gécamines, entreprise publique et des sociétés privées. Il en donne des exemples. « Il y a la vente des parts de la Gécamines de la mine de Luswishi à CDM, c’était 100% des parts à 52 millions de dollars ; il y a la vente des parts dans Kipoi à TIGER Resources, c’était 40% à 111 millions ; il y a la vente des parts dans Mutanda Mining à Rowny Assets qui représentait 25% et c’était 137 millions. »

De son côté, la Gécamines ne cesse de soutenir dans ses différents communiqués et rapports qu’elle rend compte à l’État Congolais, son unique actionnaire, et que ses états financiers sont audités par les plus grands cabinets au monde.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.