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Humanitaires assassinés en Somalie: les enquêteurs sur le terrain

L’assassinat des sept travailleurs humanitaires et d’un commerçant n’a pas été revendiqué mais il a choqué le pays. Ici, la capitale Mogadiscio (illustration)
L’assassinat des sept travailleurs humanitaires et d’un commerçant n’a pas été revendiqué mais il a choqué le pays. Ici, la capitale Mogadiscio (illustration) STUART PRICE / AU-UN IST PHOTO / AFP

En Somalie, une commission d’enquête a commencé son travail, samedi 30 mai, pour faire la lumière sur le meurtre de sept travailleurs humanitaires et d’un commerçant. Leurs corps ont été retrouvés, jeudi, à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale, Mogadiscio. Cet assassinat n’a pas été revendiqué mais il a choqué le pays.

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Avec notre correspondant à Nairobi,  Sébastien Németh

Les enquêteurs ont commencé à se rendre sur le terrain. Plusieurs ministres régionaux, le chef de la police, le gouverneur et un député composent cette commission qui va travailler sous pression.

Le président de la région Hirshabelle où les huit victimes ont été tuées, a déclaré « en faire une affaire personnelle ». Mohamed Abdi Waare est lui-même un ancien employé de la Croix Rouge.

Le mercredi 27 mai, des hommes armés sont arrivés dans le village de Galoley. Masqués mais portant des uniformes de l’armée, ils ont kidnappé sept employés de l’ONG Zamzam, spécialisée dans la santé et l’éducation, ainsi qu’un commerçant.

Selon des témoins, ils leur ont bandé les yeux et attaché les mains dans les dos. Leurs corps ont été retrouvés le lendemain, avec une balle dans la tête et une dans le cœur.

En réaction, les habitants ont manifesté avec des bandanas rouges pour demander justice. Des agences humanitaires, l’ONU, le gouvernement ou encore l’Union européenne ont tous condamné.

Personne n’a revendiqué. Le kidnapping est survenu juste après l’explosion d’une bombe ayant tué neuf soldats dans la région. Certains y voient donc un lien et accusent l’armée de représailles. Le Commissaire régional, lui, a nié toute vengeance et pointé du doigt les terroristes shebabs.

Les islamistes ont déjà tué des humanitaires mais c’est rare. Ils ont d’ailleurs l’habitude de revendiquer leurs assassinats ciblés mais cette fois, ils restent silencieux.

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