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Reportage

En Mauritanie, les transferts d’argent compliqués par les mesures contre le coronavirus

Une rue de Nouakchott, Mauritanie, juin 2019.
Une rue de Nouakchott, Mauritanie, juin 2019. RFI/Paulina Zidi

L’interdiction de la circulation entre les régions, décidée le 25 mars dernier par le gouvernement mauritanien pour limiter la propagation du Covid-19, a bloqué les transferts d’argent, qui a été fortement ressenti par les populations. De nombreuses familles recevaient régulièrement de l’argent liquide envoyé par leurs proches qui circulaient dans le pays.

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Avec notre correspondant à Nouakchott, Salem Mejbour

Certains petits commerçants ont décidé de remettre le service de transfert d’argent en place avec de petits moyens. Habituellement les boutiques populaires vendent de tout, mais désormais certaine ont décidé de faire du transfert de fonds pour combler le vide laissé notamment par l’absence des déplacements des taxis brousses.

Dès les premières heures de la matinée, des files d’attentes se forment devant chaque boutique pour l’envoi de l’argent à l’intérieur du pays. L’envoi s’effectue par téléphone. Une expérience réussie selon les usagers.

Dia Amadou expédie de l’argent à sa famille au village dans le Grogol, l’une des grandes régions de la vallée du fleuve Sénégal dans le sud mauritanien : « On n’arrive pas à envoyer de l’argent par les chauffeurs, on y arrive par les transferts. Tout ça c’est à cause de la maladie. »

Abdoulaye Sow, un autre expéditeur de fonds s’est levé très tôt pour envoyer de l’argent à ses parents restés village dans le Brakna : « Tu donnes ton numéro d’identité, de téléphone ou bien du téléphone de celui qui récupère l’argent. N’importe qui ne peut pas prendre l’argent, même si l’argent est pour toute la famille, c’est un seul numéro qui peut prendre l’argent, il n’y a pas une autre personne. »

Ces boutiques transformées en opérateur financier reçoivent des montants qui varient entre 10 à 200 euros ce qui satisfait les personnes qui ne disposaient plus de liquidité depuis le confinement.

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