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Procès Lamine Diack: l’ex-patron de l’athlétisme mondial commence à s’expliquer

Lamine Diack, l'ex-patron de l'athlétisme mondiale en avril 2015.
Lamine Diack, l'ex-patron de l'athlétisme mondiale en avril 2015. AFP/AFP/Archives

Au deuxième jour du procès de l’ex-patron sénégalais de l’athlétisme mondial, il était prévu que Lamine Diack commence à s’expliquer en début d’après-midi. Mais l’audition de son ancien conseiller l’avocat Habib Cissé a finalement occupé la majeure partie de la journée de mercredi, il n’a donc fait qu’une apparition d’une trentaine de minutes à la barre.

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Avec notre envoyée spéciale au tribunal de Paris, Laura Martel

« La rue où j’ai grandi était à mi-chemin entre la prison et le stade. Tout petit, j’ai choisi le stade. Tout ça pour qu’en novembre 2015 je me retrouve bracelets aux poignets, vous imaginez ! » Lamine Diack a le sens de la formule.

Les anecdotes qu’il multiplie pour retracer son parcours, de son enfance dakaroise à la présidence de la Fédération internationale d’athlétisme, en passant par ses propres performances d’athlètes et ses trente ans au Comité olympique sénégalais rendent son récit plaisant, mais aussi décousu.

Il saute d’époque en époque, d’une de ses fonctions à l’autre, la présidente doit parfois l’interrompre : « On est en quelle année-là ? » Lamine Diack enchaîne, et conclut, fier de son bilan : « Mon rôle c’était d’universaliser l’athlétisme, voilà qui je suis. »

« Cette triste affaire »

Un peu plus tôt, son co-prévenu et ex-conseiller juridique Habib Cissé, avait décrit Lamine Diack comme un homme qui avait consacré sa vie au sport. Un président de fédération « désintéressé » et « sans velléité d’enrichissement personnel » qui ne s’était pas corrompu en retardant les sanctions contre des athlètes russes suspects en échange d’avantages financiers, mais avait opté « pour une gestion non-conflictuelle des cas de dopage russes ».

Pour Habib Cissé, malgré le procès, « cette triste affaire », selon ses mots, le bilan de Lamine Diack reste « positif ». « Il a beaucoup de choses à son actif, et notamment en matière de lutte contre le dopage : il a fait ce que la Fifa (Fédération internationale de football, NDLR) n’a pas fait ! », a même affirmé l’avocat.

À Lamine Diack d’en convaincre le tribunal ce jeudi.

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